samedi 31 mars 2007

Produits Bio et OGM restent incompatibles!

Les députés socialistes français ont félicité la députée verte Marie-Hélène Aubert pour le gros travail effectué depuis 2005 sur la proposition de règlement relatif à la production biologique et à l'étiquetage de ces produits. La tâche n'était pas aisée car la proposition portait atteinte à l'identité forte et crédible de l'agriculture biologique. Fort heureusement, les socialistes européens ont réussi à faire passer leurs amendements fixant le seuil autorisé d'OGM dans les produits BIO au premier seuil détectable : 0,1%.

Les socialistes français sont très satisfaits des avancées obtenues en commission parlementaire de l'agriculture sur plusieurs points :
- un encadrement plus strict de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques, des traitements vétérinaires et des dérogations nationales,
- un contrôle renforcé, y compris sur les produits importés lors de la certification.
- une extension du champ d'application du règlement
- le maintien des comités de règlementation

- et, une double base juridique qui permettrait la codécision Conseil - Parlement.

Par contre, restait ouverte la question des OGM dans l'agriculture biologique ce qui était particulièrement inquiétant. Le compromis issu de la commission de l'agriculture stipulait qu'un produit ne peut être étiqueté BIO s'il contient des OGM, mais acceptait en même temps un seuil de contamination accidentelle aux OGM identique à celui de l'agriculture conventionnelle, c'est-à-dire 0,9%.

Le Groupe socialiste a donc déposé deux amendements demandant que la présence d'OGM dans les produits biologiques soit limitée exclusivement aux volumes imprévisibles et techniquement inévitables à concurrence d'une valeur maximale de 0,1% et que le terme BIO ne soit pas utilisé pour désigner les produits dont la contamination accidentelle par les OGM est supérieure au seuil détectable de 0,1%.

Les députés européens de l'UMP ont voté contre ces amendements.

Reçu de Béatrice PATRIE, députée européenne (socialiste)

mercredi 28 mars 2007

Le réacteur nucléaire le plus dangereux au monde bientôt autorisé ?

Belleville sur Loire, France — 27/03/2007 - Ce matin, 12 militants de Greenpeace ont pénétré dans la centrale de Belleville sur Loire. A 16H00, les militants de Greenpeace sont toujours sur la tour de refroidissement de la centrale de Belleville sur Loire afin de dénoncer le danger du nucléaire et plus particulièrement le danger que représente le futur réacteur nucléaire l’EPR.

es militants de huit nationalités différentes, ont tagué sur la tour de refroidissement : EPR = DANGER.

Les militants, toujours sur site, sont surveillés par une soixantaine de gendarmes, dont une trentaine de membres du GIGN, avec quatre hélicoptères.
« Nous avons volontairement choisi cette centrale de Belleville sur Loire car sa situation géographique permet de sensibiliser l’ensemble de toute la population française. D’autre part, l’EPR de Flamanville est annoncé comme une tête de série et il est toujours possible qu’ils s’en construisent de nouveaux. Nous ne comptons pas libérer les lieux. Nous sommes déterminés à continuer de manifester notre désaccord sur la politique nucléaire de la France » explique Yannick Rousselet, chargé de la campagne nucléaire de Greenpeace.

« Le projet de réacteur nucléaire EPR a été décidé sans véritable débat démocratique. La France n’en a pas besoin pour satisfaire sa consommation d’énergie, et des études démontrent qu’une fois construit l’EPR sera le réacteur le plus dangereux au monde », déclare Frédéric Mariller, chargé de la campagne nucléaire de Greenpeace France, sur place à Belleville sur Loire.
Le 17 mars dernier, en échos à de récents sondages (2), environ 60 000 personnes ont défilé en France pour demander l’abandon du projet EPR prévu à Flamanville en Normandie. Plusieurs candidats (José Bové, Dominique Voynet et Olivier Besancenot) soutiennent explicitement cette demande quand d’autres (François Bayrou, Ségolène Royal et Philippe De Villiers) contestent la décision prise et réclament un nouveau et vrai débat démocratique sur l’EPR dans un modèle énergétique français qui doit profondément évoluer.

Alors que le décret d’autorisation de la construction de l’EPR est actuellement sur les bureaux des ministres de l’Economie, de l’Industrie et de l’Ecologie, Greenpeace demande solennellement au gouvernement de ne pas le signer. « La signature d’un tel décret dans la précipitation électorale, sur un projet contesté par une grande majorité de citoyens et remis en cause par la plupart des candidats à la présidentielle ne serait pas seulement un déni de démocratie. Ce projet dangereux et inutile détourne la France des priorités énergétiques à mettre en place en urgence. En accaparant tous les investissements publics et en augmentant une production nucléaire déjà excédentaire de près de 20%, l’EPR est un véritable verrou qu’il faut casser pour permettre à une politique énergétique alternative de voir le jour, basée sur la sobriété et l’efficacité énergétique, le développement des énergies renouvelables et permettant la création de centaines de milliers d’emplois » déclare Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire. L’avenir énergétique de la France mérite mieux qu’un débat tronqué et qu’une politique du fait accompli. »
Il y a quelques semaines, Greenpeace a publié une étude (1) analysant le danger lié à l’EPR. Etant le plus puissant des réacteurs au monde (1600 MW), il concentrera plus de radioactivité que ces prédécesseurs. De plus, l’utilisation prévue d’un combustible spécifique à base de plutonium (le MOX), au lieu du combustible classique à base d’uranium, renforcera la radioactivité et la toxicité des rejets éventuels. « En d’autres termes, l’EPR ne sera pas le réacteur le plus sûr du monde comme le scandent Areva et eDF mais le plus dangereux ! » explique Frédéric Marillier, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace France,.
Par ailleurs l’étude montre qu’en cas d’accident sur l’EPR qui devrait être implanté à Flamanville en Normandie, les conséquences seraient dramatiques sur l’environnement et les populations avec notamment des centaines de victimes dès les premiers jours et plus de 30 000 à long terme, 3 millions de personnes à évacuées et d’autres à confiner.

Voir le clip "EPR, il n'est pas trop tard"

Notes :
(1) John Large, Evaluation des conséquences radiologiques de rejets accidentels du réacteur EPR proposé en France (et de certains réacteurs existants), Février 2007 [synthèse en francais]
(2) 78 % des Français estiment qu’il faut en priorité développer les énergies renouvelables pour qu’elles deviennent la source principale d’énergie et seuls 19 % défendent le maintien du nucléaire – Sondage Louis Harris pour 20 Minutes et RMC, février 2007. D’autre part, 56 % des Français pensent qu’il est facile de remplacer le nucléaire par le développement des énergies renouvelables et des économies d’énergie (37 % pensent le contraire) - Eurobaromètre, février 2007.



jeudi 22 mars 2007

Le Canard Enchaîné dénonce les attaques du lobby des pesticides contre notre livre !

Des lobbies pro-pesticides s'attaquent au livre 'Pesticides révélations sur un scandale français' !

Vous êtes 2 millions chaque année à soutenir et à visiter nos sites. Continuez à le faire, à faire circuler l'information, parlez du livre autour de v
Le Canard Enchaîné révèle cette semaine (voir ci-dessous) que des lobbies pro pesticides ont décidé de discréditer par des moyens détestables un livre qui le gêne, Pesticides, révélations sur un scandale français (Fayard). Comment ? En s'attaquant d'abord et avant tout à ses auteurs, le journaliste Fabrice Nicolino et le président du MDRGF François Veillerette. Les moyens utilisés sont détestables : tracts parlant de 'terrorisme vert' , faux journalistes, stigmatisation des médias, attaques personnelles, noyautage des forums sur internet...
Informez-vous sur cette manoeuvre de diversion et de désinformation, qui se développe au beau milieu de la semaine sans pesticides (voir le site www.semaine-sans-pesticides.com) ce qui n'est pas, on s'en doute,un hasard.
Nous ne laisserons pas étouffer le débat public, libre, authentique sur la contamination par les pesticides. Il y a vingt ans, le lobby de l'amiante parvenait à tromper la société avec les mêmes armes et parfois les mêmes hommes que celui des pesticides. Aujourd'hui, un livre dénonce sans complaisance les responsables. Et il nous concerne tous.
Vous êtes 2 millions chaque année à soutenir et à visiter nos sites. Continuez à le faire, à faire circuler l'information, parlez du livre autour de vous : c'est capital et vital. C'est avant tout pour cela que « Pesticides,­ révélations sur un scandale français » a été écrit. Pour l'on ne puisse jamais dire : on ne savait pas. C'est pour cela qu'il dérange autant !

En savoir plus : http://www.mdrgf.org/_canard/

Le site du livre : http://www.pesticides-lelivre.com




Le Canard Enchainé dénonce l'attaque du lobby des pesticides contre le livre.


Une attaque pas très net(te)

HUIT jours à peine après sa sortie, le solide livre-enquête sur les pesticides de Nicolino et Veillerette ….a été pris pour cible sur Internet. Le message, signé par un certain « Legac », a été semé en une matinée sur une dizaine de sites écolos ...

la suite de l'article du Canard Enchaîné sur :
http://www.mdrgf.org/_canard/canard-enchaine-pesticides.html


L'article du Canard Enchaîné sur le livre



Contre le silence toxique

Savez vous que, où que vous viviez, en ville ou à la campagne, la pluie qui vous tombe dessus contient des pesticides ? Et que les brumes, les brouillards et la rosée sont en moyenne de trente à soixante fois plus chargés en pesticides que la pluie ? Savez vous que les pommiers reçoivent en moyenne pas moins de 27 traitements chimiques par an ? Que la France, troisième championne du monde d'utilisation des pesticides, est aussi championne en matière de contamination ? ....

La suite de l'article du Canard Enchaîné sur :
http://www.mdrgf.org/_canard/canard-enchaine-pesticides.html


FAITES LA PROMOTION DE CES PAGES AUPRÈS DE VOS AMIS POUR QU'ELLES REMONTENT DANS GOOGLE ET QUE L'ON PUISSE DÉNONCER CES MANOEUVRES DE DÉSINFORMATION

Faites connaître le livre et son site : http://www.pesticides-lelivre.com

Hulot estime les candidatures Bové et Voynet "salutaires" mais se veut neutre

L’animateur du Pacte écologique Nicolas Hulot a estimé mardi soir à Lille que les candidatures de José Bové et Dominique Voynet étaient "salutaires" pour l’écologie mais a réaffirmé sa "neutralité" vis-à-vis des hommes politiques.

"La candidature de José Bové et la candidature de Dominique Voynet sont salutaires en ce sens. Parce que sur un certain nombre d’enjeux je ne partage pas tout avec eux, mais sur certaines choses essentielles, ils se posent les bonnes questions", a déclaré à la presse M. Hulot, après une conférence à l’Institut d’études politiques de Lille.

"On ne peut pas toujours esquiver les questions. Notamment il y a quatre sujets sur lesquels on aurait intérêt à se poser des questions", a-t-il poursuivi, énumérant les organismes génétiquement modifiés (OGM), le réacteur nucléaire EPR, "les incinérateurs" et "la politique de transport, notamment en matière autoroutière", appelant à "quatre moratoires" dans ces matières.

Nicolas Hulot a cependant réaffirmé son indépendance vis-à-vis des partis politiques. Interrogé sur un éventuel soutien à un candidat au premier tour, il a répondu que "ce serait contraire à toute (sa) démarche".

"Si jamais demain je soutenais quelqu’un, à ce moment-là ma démarche deviendrait partisane dans l’esprit des gens, et elle perdrait sa capacité à mobiliser l’ensemble de la société", a-t-il expliqué.

Si après l’élection le futur président de la République ne créait pas de grand ministère du développement durable, "alors là je considérerais pour le coup qu’il y a une forme de trahison", a-t-il ensuite prévenu.

"On n’en est pas là. Mais à ce moment-là ça me libérerait moi de toutes mes lignes de conduite que je me suis imposées jusqu’ici. Quelle forme cela pourrait prendre, on verra à ce moment-là", a affirmé M. Hulot.

mercredi 21 mars 2007

José Bové a tenu son premier meeting de campagne à Villenave d’Ornon, près de Bordeaux. Au lendemain de la validation de ses parrainages, il est officiellement candidat à la présidentielle. Il témoigne de son soulagement et revient sur les difficultés des derniers jours.


L'industrie des biotechnologies retire des OGM agricoles du marché européen

Mais que fait la France?


- Communiqué Amis de la Terre, mercredi 21 mars 2007 –

L’Union Européenne discute aujourd’hui du retrait par l’industrie des biotechnologies de 5 aliments et plantes OGM, y compris le premier OGM jamais cultivé en Europe (1). Pour les Amis de la Terre, c’est bien un aveu de l’échec des OGM. (2)

Pour Helen Holder responsable de la campagne OGM des Amis de la Terre Europe “Il n’ y a pas de débouché pour les aliments et les plantes OGM et les compagnies se retirent du marché. Les citoyens européens n’en veulent pas et il serait temps que les leaders européens et nationaux tiennent compte de la volonté de leurs concitoyens de n’avoir d’OGM, ni dans les champs, ni dans les assiettes.

Ces OGM agricoles n’auraient d’ailleurs jamais dû être autorisés alors que personne ne peut prédire leurs effets sanitaires et environnementaux à long terme. »

Pour Christian Berdot, animateur de la campagne des Amis de la Terre France : “L’industrie montre le chemin. Il faut maintenant suspendre le maïs Mon810, de suite, avant les semis et mettre en place un moratoire sur les OGM agricoles. Les OGM sont un échec partout dans le monde. »

Il est intéressant de noter aussi que, pour 3 de ces 5 OGM, il y avait des moratoires nationaux par des états-membres et que ces moratoires étaient au cœur du conflit qui a opposé les Etats-Unis à l’Union européenne au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Helen Holder rajoute : « Il est scandaleux que l’argent des contribuables européens ait été dépensé pour justifier les interdictions de produits sur le point d’être retirés. L’Union européenne devrait se retourner contre l’industrie des biotechnologies pour obtenir des compensations pour le temps et l’argent qu’elles ont fait gaspiller. »

C’est au cours d’une réunion aujourd’hui que le retrait de ces produits sera discuté après que les industriels aient notifié leur intention de ne plus les commercialiser puisqu’ils ne sont pas cultivés.(3)

Ces OGM comprennent un maïs GM très controversé qui fut cultivé initialement en Espagne mais dont la culture dut être interrompue car il contenait un gène de résistance à un antibiotique couramment utilisé, l’ampicilline. Ce maïs avait aussi soulevé beaucoup d’inquiétude aussi aux Etats-Unis après que des études aient montré qu’il pouvait menacer le papillon « monarque ».
(4)

(1)Le premier OGM cultivé en Europe était le maïs Bt 176 produit par
Syngenta.

(2) Une étude détaillée récente démontre qu’une agriculture respectant l’
environnement est créatrice d’emplois et plus compétitive qu’une agriculture
utilisant des OGM
http://www.foeeurope.org/publications/2007/FoEE_biotech_MTR_midlifecrisis_Ma
rch07.pdf
(3) Comité Permanent de la Chaîne Alimentaire et de la santé animale
http://ec.europa.eu/food/committees/regulatory/scfcah/biosafety/agenda41_en.
pdf
(4) Les produits retirés sont :
Le maïs génétiquement modifié, Bt176 produit par Syngenta
Le colza génétiquement modifié, Ms1xRf1, produit par Bayer
Le colza génétiquement modifié, Ms1xRf2, produit par Bayer
Le colza génétiquement modifié, Topas 19/2, produit par Bayer
Le maïs génétiquement modifié, GA21xMON810, produit par Monsanto


Proposition de la Commission européenne de retraits du marché de l’OGM et de
ses produits dérivés:
maïs Bt176 (SYN-EV176-9)
http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2004_2009/documents/dv/614r1-/614r1-
en.pdf
colza Ms1xRf1 (ACS BNØØ4 7xACS BNØØ1 4)
http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2004_2009/documents/dv/615r1-/615r1-
en.pdf
colza Ms1xRf2 (ACS BNØØ4 7xACS BNØØ2
5
http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2004_2009/documents/dv/616r1-/616r1
-en.pdf
colza Topas 19/2 (ACS BNØØ7 1
<http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2004_2009/documents/dv/617r1-/617r1-
en.pdf>

maïs GA21xMON810 (MON ØØØ21 9xMON ØØ81Ø -6)
http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2004_2009/documents/dv/618r1-/618r1-
en.pdf
Maïs Syngenta Bt176
http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2004_2009/documents/dv/614r1-/614r1-e
n.pdf
Colza Bayer MS1/RF1
http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2004_2009/documents/dv/615r1-/615r1-e
n.pdf
Colza Bayer MS1/RF2
http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2004_2009/documents/dv/616r1-/616r1-e
n.pdf

Autorisation d’essais d’OGM et publication des décrets

Autorisation d’essais d’OGM et publication des décrets : le gouvernement UMP
incite les agriculteurs à planter des OGM.
Qu’en pense Nicolas Sarkozy ?

- Communiqué Greenpeace France Paris, 20 mars 2007 –

Greenpeace condamne les treize autorisations d’essais d’OGM en plein champ ainsi que les décrets publiés ce jour, transposition partielle et partiale de la directive 2001/18 et énième coup de force de la part des promoteurs des OGM et de leurs relais politiques…
« Ils tentent le tout pour le tout, analyse Arnaud Apoteker, de Greenpeace France, alors que se multiplient les doutes sur l’innocuité des OGM, que 86 % des Français demandent leur interdiction, que 62 % des agriculteurs attendent du prochain chef de l’Etat qu’il décrète un moratoire et que la quasi totalité des candidats à la présidentielle s’est déjà engagée en ce sens. »
- Des risques pour la santé de plus en plus grands : Le ministère de l’Agriculture croit utile de préciser que les OGM cultivés en France, c’est-à-dire le maïs transgénique MON810, ont été autorisés « à l’issue d’une procédure d’évaluation rigoureuse qui a démontré l’absence de risque pour la santé et l’environnement ». Rappelons que le MON810 a été autorisé en 1998, sous le régime de la directive 90/220.
Jugeant ce texte trop peu rigoureux, l’Union européenne l’a remplacé par la directive 2001/18, dont la fiabilité vient d’être mise en cause par une récente étude scientifique(1).
- La France encourt toujours 42 millions d’euros d’amende : De même, ces décrets paraissent dans l’urgence sous le prétexte que depuis décembre 2005 la France encourt une amende de plus de 38 millions d’euros pour application incomplète de la législation européenne sur la dissémination des OGM. Or d’après Reuters, les décrets parus ce jour laisseraient la France sous la menace d’une sanction, évaluée au 20 mars à plus de 42 millions d’euros !(2) De plus, ces décrets ne règlent en rien l’épineuse question de la responsabilité en cas de contamination.
- Distance de sécurité ? Une protection inopérante : Le ministère de l’Agriculture prétend imposer 50 mètres de distance entre cultures OGM et non OGM. Or le pollen de maïs peut se déplacer bien au-delà.
Des recherches menées en 2006 pour mesurer l’ampleur de la contamination à partir d’un champ OGM cultivé par un agriculteur pro-OGM, Claude Ménara, prouve que « dans un rayon de 300 mètres, les plantes ne sont pas exemptes de contamination »(3). Ce même Claude Menara vient d’être assigné en référé pour dissémination dans l’environnement de pollen de maïs OGM, à la demande d’un couple d’apiculteurs et de plusieurs syndicats agricoles. Et la contamination par le maïs se produit dans les champs mais aussi au niveau des semences, lors du transport des récoltes, du nettoyage des machines…(4) - « Registre national des cultures d’OGM » ou registre « public » ? : Concernant l’information destinée au grand public, le ministère de l’Agriculture se bornerait à publier sur son site le nombre et la surface des parcelles cultivées en OGM dans chaque canton. Voilà qui en dit long sur les distances prises par la France
avec l’esprit de la directive 2001/18, qui impose un véritable « registre public ». L’Allemagne, qui a transposé strictement cette directive, rend public l’emplacement précis des champs OGM.
« En publiant ces décrets, le gouvernement UMP encourage la poignée d’agriculteurs pro-OGM à semer du maïs transgénique ce printemps, alors que Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la présidentielle, a affirmé à plusieurs reprises sa "méfiance" et sa "réticence" envers les OGM, déclare Arnaud Apoteker. Alors qu’il s’apprête à quitter ce gouvernement, Nicolas Sarkozy doit écouter ce que réclament les Français et se prononcer en faveur d’un moratoire sur les cultures d’OGM en plein champ. »

1) Cette étude révèle que des rats nourris pendant 90 jours avec du MON863, un maïs OGM autorisé en Europe, présentent des «signes de toxicité» au niveau des reins et du foie. www.greenpeace.org/france/news/20070313-ogm-mais-alimentation-toxicite

2) Voir la dépêche « La France prend des décrets pour renforcer l’encadrement des OGM » parue le 20 mars.

3 )Voir http://www.bio-aquitaine.com/files/DP%20Grezet%20Cavagnan.pdf

4)50 accidents génétiques sur les 142 que recense la base de données www.gmcontaminationregister.org proviennent du maïs.

lundi 19 mars 2007

Déclaration de José Bové le 19 mars


Le Conseil Constitutionnel a officiellement validé ma candidature à l’élection présidentielle.
Je veux remercier tous les élus qui m’ont accordé leurs parrainages, malgré le scandaleux verrouillage démocratique organisé par les grands partis. Je salue leur courage et leur esprit démocratique. Je veux également remercier tous les citoyens qui se sont mobilisés en un temps record pour parcourir la France et convaincre les maires de me permettre d’être présent à cette élection. Désormais, la vraie bataille commence. L’enjeu est une insurrection électorale contre le libéralisme économique.
Ma candidature, collective, est celle de tous les citoyens qui veulent changer vraiment la vie et qui ne font confiance ni à la droite antisociale ni à la gauche social-libérale pour engager la révolution sociale, féministe, démocratique, anti-raciste et écologique.
Nous voulons une révolution sociale pour imposer un autre partage des richesses entre ceux qui peinent et ceux qui se goinfrent.
Nous voulons une révolution démocratique pour imposer une autre répartition des pouvoirs entre les citoyens et les assemblées.
Nous voulons une révolution écologique pour imposer un autre arbitrage entre la croissance incontrôlée et la préservation de la planète.
Nous proposons notamment que, dès le lendemain de l’élection présidentielle, les sept mesures suivantes soient appliquées sans délai :

* interdiction des licenciements pour les entreprises qui font des profits ;
* réhabilitation immédiate de la dignité des personnes, du fonctionnement des services publics et de l’habitat dans les quartiers populaires et les banlieues ;
* loi-cadre contre les violences faites aux femmes ;
* instauration de la proportionnelle intégrale aux élections et convocation d’une Assemblée Constituante pour une Nouvelle République ;
* moratoire immédiat sur les cultures d’OGM en plein champ et la construction du réacteur nucléaire EPR ;
* veto de la France aux négociations de l’OMC visant à démanteler les services publics ;
* régularisation des sans papiers.

La gauche alternative que j’incarne est le trait d’union entre les citoyens qui ont dit « non » à l’Europe libérale en 2005 et l’ensemble des forces politiques, syndicales et associatives qui ont fait le choix d’une candidature unitaire en 2007.
Cette gauche alternative est rebelle, unitaire et rassembleuse. Son ambition est de faire surgir des urnes une nouvelle force citoyenne qui ambitionne de mettre fin à une alternance sans fin et sans conséquences entre la droite et la gauche.
Un autre monde est en marche, un autre avenir est possible !
Aux urnes, citoyennes et citoyens !

vendredi 16 mars 2007

Greenpeace livre du maïs OGM à Sarkozy

Huit tonnes de maïs transgénique « livrées » chez Nicolas Sarkozy,
seul candidat à ne pas s’engager en faveur d’un moratoire.

Paris, le 16 mars 2007

Une quinzaine d’activistes de Greenpeace vient de déverser huit tonnes de maïs transgénique devant le QG de campagne de Nicolas Sarkozy, rue d’Enghien, à Paris (Xe).
Vers 9 heures ce matin, un camion-benne s’est arrêté devant l’entrée du quartier général du candidat de l’UMP. Des militants ont déployé en travers de la rue une large banderole affichant « OGM = MORATOIRE ! ». Le camion a alors déversé huit tonnes de maïs transgénique. « Cette "livraison" constitue une sorte de retour à l’envoyeur, explique Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France. En livrant du maïs transgénique à Nicolas Sarkozy, nous lui disons : "Vous refusez de prendre position pour un moratoire sur les OGM en plein champ ? C’est donc que vous voulez du maïs transgénique. Et bien, en voilà !". »
Par cette interpellation, Greenpeace stigmatise le dernier candidat à l’élection présidentielle qui reste sourd à ce que réclament les Français et tient un double langage. « En public, Nicolas Sarkozy affirme avoir de la réticence, voire de la méfiance à l’égard des cultures transgéniques, mais en réalité, il ne traduit pas ces
belles paroles en proposition concrète, reprend Arnaud Apoteker. Nous voulons avertir les Français qu’en ce qui concerne les OGM, le candidat de l’UMP se contente de communiquer pour ne pas se mettre à dos une opinion publique massivement opposée aux OGM. »
Interpellé à plusieurs reprises par Greenpeace et d’autres associations (l’Alliance pour la planète, Confédération paysanne…), par courrier, lors de réunions de travail ou encore lors du Salon de l’agriculture, Nicolas Sarkozy a choisi, à chaque fois, de ne pas se prononcer en faveur d’un moratoire sur les cultures d’OGM en plein champ. Ce dernier devrait d’abord porter sur le maïs MON810, cultivé en France depuis deux ans, dans le secret et hors de tout cadre légal. Ce silence laisse craindre que s’il est élu Nicolas Sarkozy ne laisse les cultures transgéniques se développer alors que se multiplient les signes laissant penser que les OGM peuvent s’avérer dangereux pour la santé.
Le 13 mars, Greenpeace et le Criigen ont publié une étude scientifique qui démontre qu’un maïs transgénique autorisé à la consommation humaine présente des signes de toxicité1. « Personne ne peut plus garantir que les OGM sont sans risque pour la santé », déclare Arnaud Apoteker. Dans ces conditions, à quinze jours des premiers semis et à l’heure où le gouvernement UMP s’apprête à publier des décrets qui
transposeraient une partie de la directive européenne sur les cultures d’OGM à la va-vite et sans débat parlementaire, Greenpeace demande à Nicolas Sarkozy, candidat UMP, de prendre position en faveur d’un moratoire sur les OGM en milieu ouvert.
86 % des Français réclament une interdiction temporaire ou définitive des OGM et 62 % des agriculteurs attendent du futur président de la République qu’il décrète un tel moratoire2. Ce moratoire constitue l’une des 24 propositions au regard desquelles L’Alliance pour la planète estime et note l’engagement écologique des candidats (voir www.lalliance-2007.fr). Il est également au coeur de l’appel d’Orléans « pour un printemps sans OGM » (à lire et à signer sur www.moratoireogm.fr).
Position de chaque candidat à l’élection présidentielle sur ww.tes-sourd-ou-quoi.org.

mardi 13 mars 2007

Une étude prouve qu’un maïs OGM comporte des risques de toxicité.

Paris, 13 mars 2007 – Une étude scientifique réalisée pour Greenpeace et publiée mardi 13 mars dans la revue américaine à comité de lecture Archives of Environmental Contamination and Toxicology (1), révèle que des rats nourris pendant 90 jours avec du MON863 (2), un maïs transgénique de Monsanto autorisé depuis 2005 en Europe, présentent des « signes de toxicité » au niveau des reins et du foie.
« C’est la première fois que des recherches indépendantes, publiées dans une revue à comité de
lecture, prouvent qu’un OGM autorisé à la consommation humaine présente des signes de toxicité, affirme Arnaud Apoteker, de Greenpeace France. Il faut revenir d’urgence sur l’autorisation du MON863, d’autant que nous ne savons pas si ce maïs est présent sur le marché français et s’il est utilisé pour nourrir les animaux d’élevage ou pour produire des aliments destinés aux hommes. »
Tout commence en 2004, avec l’étude toxicologique réalisée par Monsanto pour l’homologation de son MON863. A l’époque, Greenpeace avait déjà tiré la sonnette d’alarme : les rats de laboratoire nourris avec ce maïs OGM présentaient des « effets » au niveau des reins et du foie. Ces anomalies – « non significatives » d’après Mosanto – n’avaient pas empêché l’Union européenne d’autoriser l’importation du MON863 pour l’alimentation animale (août 2005) puis humaine (janvier 2006) (3).
Suite à cette autorisation, Greenpeace a chargé le professeur Gilles-Eric Séralini de réexaminer cette étude toxicologique. Les conclusions de ses travaux sont sans appel. « Notre étude démontre que les "anomalies" relevées il y a trois ans correspondent bien à des lésions hépato-rénales, affirme Arnaud Apoteker. Le MON863 comporte donc un risque réel de toxicité. Personne ne peut garantir qu’il n’est pas dangereux ! » Selon le professeur Gilles-Eric Séralini, les conclusions que Monsanto a tiré de son étude toxicologique ne tiennent pas la route. Par exemple, « la firme semble avoir tout simplement "oublié" d’étudier plus avant la différence significative entre le poids des rats nourris avec le MON863 et les autres, note-t-il. Et dans ses propres publications, Monsanto a même dissimulé des données cruciales provenant de tests d’urine. »
Cette affaire remet en cause l’ensemble du système d’autorisation des OGM en Europe. L’UE doit donc repasser au crible toutes les analyses sanitaires menées sur les OGM qu’elle a autorisés, à commencer par un autre maïs transgénique, le MON810, cultivé en France. « Il faut plus que jamais appliquer le principe de précaution et décréter un moratoire sur les OGM », réclame Arnaud Apoteker.
Une telle mesure répondrait au souhait d’une écrasante majorité de Français. 86 % d’entre eux réclament une interdiction – temporaire ou définitive – des OGM, et 62 % des agriculteurs souhaitent que le prochain président de la République décrète un moratoire sur les OGM (4). « Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy est le dernier des candidats à l’élection présidentielle à rester sourd à cette demande, conclut Arnaud Apoteker. Il lui reste un mois pour changer d’avis. »
Pour mémoire : le MON863 a récemment défrayé la chronique sur Internet, avec le documentaire Les OGM sont-ils dangereux pour la santé ? L’étude qui accuse, présenté à tord comme censuré lors de sa diffusion télé et qui a été visionné par près de 3 millions d’internautes sur Google vidéo.

1 Bientôt sur www.springerlink.com/content/1432-0703. Synthèse (anglais) disponible sur demande.
2 Le MON863 est un maïs génétiquement modifié pour produire un insecticide dit « Cry3Bb1 modifié », qui élimine les insectes
coléoptères (Diabrotica) et contient un gène de résistance à un antibiotique (Kanamycine).
3 Voir http://europa.eu.int/eur-lex/lex/LexUriServ/site/en/oj/2006/l_034/l_03420060207en00260028.pdf
4 Sondage CSA/Greenpeace, septembre 2006. Et sondage Ifop/Fiducial/JDD, février 2007.

Communiqué de presse – mars 2007 Greenpeace

lundi 5 mars 2007

Chirac corrige la copie du gouvernement sur le paquet énergie européen

Paris, France — 05/03/2007 - Interpellé par Greenpeace et les associations d’environnement, le Président de la République a décidé de soutenir l’objectif obligatoire de 20% d’énergies renouvelables d’ici 2020 contrairement aux positions tenues par le gouvernement français lors du dernier conseil des ministres de l’Energie (15 fév).

En fin de matinée, l’Elysée avait convié les représentants des organisations de protection de l’environnement à une réunion exceptionnelle sur le paquet énergie de l’Union européenne qui sera finalisé lors du conseil européen de Printemps. C’est à cette occasion que le conseiller technique du président de la république a fait cette annonce.

« Greenpeace félicite la France de rallier le camp de la lutte contre les changements climatiques en soutenant un objectif contraignant et ambitieux pour les renouvelables. C’est aussi un constat d’échec pour la France qui, de manière isolée, cherchait à imposer le nucléaire comme une solution propre et durable à l‘effet de serre » explique Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France présent lors de cette rencontre.

« Pour être totalement cohérent avec cette ambition, le gouvernement doit suspendre la signature du décret d’autorisation de construction du futur réacteur EPR dont la légitimité démocratique et technologique est aujourd’hui contesté par la plupart des candidats à la présidentielle » rajoute Frédéric Marillier, chargé de la campagne énergie de Greenpeace.

Greenpeace avait dès la semaine dernière mobilisé sa communauté d’internautes pour demander au Président de la République de rectifier la position du gouvernement français. (Plus de 8300 cyberpétitions en moins de 3 jours)


Par Greenpeace France, lundi 5 mars 2007 à 16:09

Candidature unitaire de José Bové : le meeting à Toulouse du 28 février 2007

Publié le 3 mars, modifié le 4 mars par JLuc

Le meeting a été un succès. Plus de 1500 personnes sont venues de toute la région. Beaucoup de jeunes. Beaucoup de gens se sont inscrits dans les collectifs locaux.

Techniquement , nous n’avons pas pu filmer la totalité des interventions. Elles sont diffusées sans montage, sans coupes pour la plupart. On a fait le choix de séparer les interventions ce qui encombre la page mais rend la lecture plus facile.

Durant la journée de préparation du meeting, la nouvelle est tombée : Airbus licencie plus de 10 000 personnes dont 1100 à Toulouse. Xavier Petrachi, délégué CGT à Airbus intervient à la tribune.
Une intervention de Florian, porte parole des enfants de don Quichotte qui terminent leur deuxième mois de campement en plein centre ville. Ils appellent à une action pour le lendemain.
Les motivé-e-s annoncent leur participation à la candidature unitaire. Ils comprennent la candidature Bové comme la possibilité pour les quartiers de se réapproprier le politique.
Plusieurs prises de parole de José Bové. Une quinzaine d’interventions au total… Le RESF, les verts Ater Ekolo, les Alternatifs, François Simon,Veronika Dae, Raoul-Marc Jennar, Yannis Youlountas…




L’intervention de Florian des enfants de Don quichotte







La première intervention de José Bové…







Nadine Stoll, PC unitaires







Fabien et Christine des Motivé-e-s







Xavier Petrachi, délégué CGT d’Airbus








Deuxième intervention de José Bové







Pablo pour le mouvement anti cpe







Raoul Marc Jennar







Elsa Depouzier, candidate à la 8ème circonscription







Intervention de José Bové et fin du meeting