Citation de Gandhi! Nous avons tous en nous le "pouvoir" de changer les choses, faut il encore en etre conscient!
mardi 31 juillet 2007
Bové et l'opération pollenisation des OGM
Bové et les militants anti-OGM innovent dans la lutte : fini l'arrachage, place à la "pollenisation volontaire" du maïs OGM avec des plants féconds de maïs "normal", à Lussas, en Ardèche. JT de France 3 Rhône-Alpes Auvergne du 26/7/7.
Suite et complément ici
dimanche 29 juillet 2007
moteur à eau à la une
Tout le monde se demande aujourd’hui comment contrer le peak oil qui nous attend et qui marquera la fin du pétrole bon marché. Comment faire rouler nos voitures ? se disent certains. Aujourd’hui, on répond par la fausse solution des agrocarburants, qui ajoutent au problème du pétrole ceux de l’eau et de l’agriculture. Pourtant, des solutions vraiment écolos existent, comme le moteur à eau. Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce reportage a été diffusé sur TF1, en 2005. Depuis, on n’en parle plus. Peut-être trop dangereux pour les lobbys
Source Agoravox Tv
samedi 28 juillet 2007
MANIFESTATION ANTI-OGM SAVERDUN 11 AOUT
LA FRANCE NE DOIT PAS DEVENIR UN IMMENSE CHAMP D'OGM
En 2007, 19 870 hectares de maïs transgénique MON 810 ont été plantés dont 14 177 soit 71 % en Midi-Pyrénées, et 136 hectares en Ariège dont 610 sur le canton de Saverdun.
Plusieurs pays de la Communauté européenne ont annoncé que ce maïs présente des risques qui justifient l'application du moratoire.
VENEZ NOMBREUX A CETTE MANIFESTATION !
vendredi 27 juillet 2007
Epandage de pollen sur du maïs transgénique en Ardèche
L'opération s'est déroulée à Lussas «sans incident», sans que personne n'ait à entrer dans la parcelle d'environ 6.000 m2, et la gendarmerie présente sur les lieux n'est pas intervenue, selon les organisateurs.
«Nouvelle forme de sabotage»
«Jusqu'à présent ce sont les OGM qui polluent les paysans autour, et bien là pour la première fois nous allons polluer la semence en envoyant du pollen de maïs traditionnel et le semencier ne pourra rien en faire.
C'est la politique de l'arroseur arrosé, on va polluer le pollueur», a déclaré José Bové, joint par téléphone.
Le semencier français Limagrain a annoncé son intention de porter plainte et qualifié l'opération de «nouvelle forme de sabotage».
Mais les organisateurs de l'opération, assurent que l'action s'est déroulée «dans un cadre légal»: personne n’est entré dans le champ.
«Nous avons simplement agité des épis en fleur pour “baptiser” le champ OGM. Les pollens sont déplacés par le vent, les insectes, les humains, donc on a pas eu besoin de rentrer dans la parcelle», a affirmé Gabriel Fabregoule, responsable d'Agribio Ardèche, association de promotions des produits biologiques du département.
Fred Tanneau AFP/Archives ¦ /Le leader altermondialiste José Bové, le 21
juillet 2007 à Riec-sur-Belon./
La vidéo ici
Un logiciel cool : Local Cooling
Nous gâchons actuellement 30 billions de Kilowatts par heure, nous jetons par les fenêtres 3 billions de dollars, et pire, nous réchauffons la planète. Comment ? En oubliant tout simplement d'éteindre notre ordinateur en quittant le bureau, le soir venu. Saviez-vous que 15 ordinateurs qui tournent polluent autant qu'une voiture ? A ce train, vous devrez bientôt coller une pastille verte sur votre mac ou pc ! En attendant, vous pouvez télécharger un petit logiciel gratuit, intitulé Local Cooling, qui vous permettra d'optimiser la consommation d'énergie de votre ordinateur. En temps réel, vous pourrez ainsi observer l'économie de co2, d'arbres et d'électricité que vous aurez effectué pour la planète. Pour télécharger Local Cooling, cliquez ici.
jeudi 26 juillet 2007
Accord atomique Franco-Lybien : la France irresponsable - Révolution Energétique
Paris, le 26 juillet 2007 – Greenpeace dénonce fermement l’accord de coopération atomique entre la France et la Libye et la vente d’un réacteur nucléaire au pays dirigé par le colonel Kadhafi. Cet accord pose un énorme problème de prolifération nucléaire et se situe dans la droite ligne de la politique française d’exportation irresponsable de sa technologie nucléaire.
« Officiellement, le réacteur vendu à la Libye aurait pour but de dessaler l’eau de mer pour l’alimentation du pays en eau douce. De qui se moque t-on ? La motivation profonde des Etats à accéder au nucléaire a toujours été un enjeu de pouvoir comme l’a encore récemment montrer le Brésil à travers le discours du Président Lula annonçant il y a 15 jours la relance du nucléaire dans son pays : « "Avec le nucléaire" je pense que nous allons être beaucoup plus considérés, comme nation, comme la puissance que nous voulons être »» s’indigne Frédéric Marillier, chargé de la campagne énergie à Greenpeace.
Prolifération nucléaire Greenpeace s’alarme du début de relance du nucléaire au niveau mondial qui pose une difficulté majeure en termes de prolifération nucléaire. Les exemples pakistanais et indiens détenteurs de la bombe nucléaire – ou plus récemment nord-coréen et iranien – illustrent ce risque lié au développement du nucléaire. La longue liste des pays souhaitant aujourd’hui accéder à cette technologie (1) montre l’ampleur du bouleversement en terme de sécurité mondiale que représentera une généralisation accrue du nucléaire et l’impossibilité de contrôles internationaux déjà problématiques actuellement (2).
La diplomatie atomique française Après Giscard d’Estain et Chirac qui avaient conclu des accords avec l’Iran du Shah, l’Irak de Saddam Hussein, ou encore l’Afrique du Sud de l’Apartheid, c’est au tour du gouvernement Sarkozyste de se lancer dans la dissémination nucléaire. « A travers cet accord, ce sont les vieux démons de la diplomatie atomique française qui resurgissent » déclare Frédéric Marillier, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace France. « Pour bien positionner la France dans la course aux ressources naturelles de la Libye, pétrole et gaz en tête, on troque du nucléaire sans se préoccuper de la sécurité mondiale.» Enfin, Greenpeace fustige les propos de Claude Guéant qualifiant le nucléaire « d’énergie renouvelable ». « Nous aurons à cœur, notamment dans le cadre du Grenelle de l’environnement, de rappeler au gouvernement que le nucléaire est un risque majeur pour l’environnement et la santé et une pollution irréversible notamment à travers ces déchets ingérables » conclut Frédéric Marillier.
Notes : (1) Algérie, Azerbaïdjan, Bangladesh, Biélorussie, Chili, Egypte, Géorgie, Ghana, Indonésie, Iran, Jordanie, Kazakhstan, Malaisie, Maroc, Namibie, Syrie, Thaïlande, Tunisie, Turquie, Venezuela, Vietnam, Yémen, etc.
(2) « Une renaissance mondiale du nucléaire (…) dépasserait totalement les capacités de l’Agence internationale de l’énergie atomique à surveiller les puissances nucléaires » estime une étude du cercle de réflexion Oxford Research Group -
mardi 24 juillet 2007
De SuperPhénix à ITER
Malville, SuperPhénix : 30 ans de défaite
L'air silencieux est saturé de poussière et rien ne bouge au soleil, devant la centrale, ni dans les villages autour, trop propres, pimpants et peuplés de maisons neuves, de style lotissement. L'argent d'EDF se voit dans le paysage. La poussière vole de la cimenterie voisine, du va-et-vient des camions aux heures ouvrables et du sol desséché ce midi de juillet. Mais le plus funèbre reste cette 'jachère fleurie, initiative des chasseurs et des agriculteurs', au pied de l'énorme cloche de béton, toujours effroyable dans cette verdure qu'elle écrase de sa masse.
Aux amnésiques et aux nés d'hier on rappellera qu'ici, le 31 juillet 1977, 5000 gendarmes repoussèrent 60 000 manifestants sous un déluge de pluie et de grenades à effet de souffle, laissant un mort à terre, Vital Michalon, et une centaine de blessés, dont deux mutilés, Michel Grandjean et Manfred Schultz. Ce rassemblement constituait à la fois l'apogée et la fin d'un cycle (1967-1977). D'autres manifestations avaient rassemblé plus de monde dans les années soixante-dix. Certaines, notamment des manifestations anti-fascistes, avaient été plus offensives et quasi-militaires. Mais jamais avant, et jamais depuis, la contestation ne fut à la fois plus massive et plus radicale, dans ses moyens comme dans ses objectifs. Et c'est pourquoi nul mouvement, nulle manifestation de l'époque ne furent plus niés et refoulés que celui-ci.
(Voir "Mémento Malville" et "Les Mythes décisifs", in "Histoire lacunaire de l'opposition à l'énergie nucléaire en France", Editions La Lenteur, 2007)
C'est aussi qu'il s'agissait d'une défaite, et qui pis est d'une défaite honteuse, largement due à l'insanité de la direction qui avait fini par s'emparer de ce mouvement pour l'envoyer dans le mur. Pour l'essentiel, des individus ayant depuis fait carrière dans la gestion des nuisances et la bureaucratie écologique (agences gouvernementales, appareils politiques et administratifs). Piètres carrières sans doute, mais à la mesure de leurs capacités.
Vingt ans plus tard, en 1997, l'impudence franchit un nouveau degré. Le 19 juin, Jospin, premier ministre de la "gauche plurielle" annonce l'arrêt définitif de SuperPhénix. Habilement présentée comme une concession à Dominique Voynet, ministre de l'Ecologie, et à ses alliés Verts, cette décision permet d'une pierre trois coups : d'enrayer une hémorragie financière ; de flatter les dirigeants Verts et leur séquelle en leur faisant croire à leur importance ; de détourner sur eux l'ire de tous les électro-poujadistes d'EDF, du CEA, et des entreprises sous-traitantes, syndicats et partis confondus, du PC au Front National.
Le Monde (8/08/2003) livre le secret de polichinelle de cette "victoire" :
"Ce n'est pas tant les écologistes qui ont gagné dans cette affaire que les financiers qui ont fini par convaincre les politiques de mettre un terme à des années d'atermoiements. Dans un rapport de 1996, la cour des comptes avait estimé à 60 milliards de francs (9,15 milliards d'euros) le coût complet de la centrale, de l'investissement initial (4,27 milliards d'euros) à la "déconstruction totale et au traitement des déchets, en passant par les quelques années d'exploitation"."
2007. Trente ans plus tard, la défaite continue. SuperPhénix, outre de multiples ravages et un sacrifice humain, aura coûté 10 ans de construction et 25 ans de déconstruction pour 53 mois de fonctionnement entre 1986 et 1996. Cependant les 9 ou 10 milliards d'euros engloutis dans cette pyramide éphémère n'auront pas été dépensés en vain. Ils auront alimenté le comité d'entreprise d'EDF, financé des emplois, des taxes professionnelles, la croissance, le Produit National Brut. Des petits esprits diront, pourquoi n'avoir pas construit une vraie pyramide ? Après tout, les constructions somptuaires et monumentales ont de tout temps fourni de l'ouvrage aux entrepreneurs. Mais l'héritage de SuperPhénix ne se borne pas à une poignée de cours de tennis et de salles polyvalentes dans le canton de Morestel.
Au terme de sa déconstruction, le surgénérateur mort-né laissera un tas de 70 000 mètres cube de béton pétris de 5500 tonnes de sodium. Seul moyen de neutraliser une substance spontanément inflammable à l'air libre. Et une piscine de 14 tonnes de plutonium, produit ultra-toxique et radioactif de la réaction nucléaire. L'inhalation d'un milligramme de plutonium suffit à provoquer un cancer et sa période de demi-vie est de 24 000 ans.
Le véritable héritage de SuperPhénix c'est la nécessité de conserver un corps de spécialistes et de militaires pour surveiller et traiter ces déchets, et ceux de toutes les autres centrales, pendant des milliers d'années. C'est-à-dire, peu ou prou, un appareil d'Etat. À moins que d'ombrageux libertaires ne proposent la gestion de ce nucléaire résiduel sur le modèle de la Commune de Paris : en assemblée générale des habitants du Sillon Alpin, avec élection à tous les postes, et mandats révocables à tout instant – sans compter la parité et le quota dû à la "diversité".
Malgré l'échec de SuperPhénix, les nucléocrates auront atteint leurs objectifs : la casse du mouvement anti-nucléaire dans les années 70, et la prise en otage de la population pour tout l'avenir prévisible. Pis : sous le double prétexte de la crise de l'énergie et de celle du climat, ils orchestrent maintenant un "retour au nucléaire", dont nous ne sommes jamais sortis, et dont nous ne sortirons jamais pour les raisons susdites. Les centrales nucléaires prolifèrent sur tout le globe, en Chine en particulier. EDF lance à Flamanville son programme de centrales EPR de "4e génération". Et le 28 juin 2005, les grandes puissances (Union Européenne, Etats-Unis, Japon, Corée du Sud, Fédération de Russie, Chine, Inde) décidaient l'implantation à Cadarache d'ITER, pour International Thermonuclear Experimental Reactor. Un projet mégalomaniaque, dans la lignée de SuperPhénix, visant à créer la fusion nucléaire. Vingt ans de travaux et dix milliards d'euros pour produire l'un des pires aléas technologiques de ce siècle débutant.
La défaite de Malville c'est, trente ans plus tard, qu'elle ait rendu possible le lancement de projets comme ITER. Raison de plus pour lire en pièce jointe, "ITER ou la fabrique d'Absolu" par Bertrand Louart, rédacteur de "Notes & Morceaux choisis, bulletin critique des sciences, des technologies et de la société industrielle". (52 rue Damrémont - 75018 Paris. http://NetMC.9online.fr/)
Une analyse éclairée de cette nouvelle tentative d'aboutir au mouvement perpétuel.
Merci de faire circuler.
www.piecesetmaindoeuvre.com
Les Faucheurs Volontaires occupent le port de Saint-Nazaire !
Saint Nazaire, Lundi 23 juillet 2007
Les Faucheurs Volontaires d’OGM occupent le terminal agro-alimentaire du port autonome de Nantes – Saint-Nazaire pour dénoncer l'importation massive de Soja génétiquement modifié et la contamination qui en résulte.
En réaction à l'annonce publique par le Gouvernement des 21 000 ha de maïs OGM en France en 2007 destinés ?? l'alimentation animale, une centaine de faucheurs volontaires bloquent plusieurs points d'accès du terminal et de ses entreprises (Cargill, Stockaloire, MTTM) . Ils empêchent le chargement et déchargement des camions ; des militants anti OGM sont venus les rejoindre et participent au blocage.
Du fait de l'activité de ces sociétés , le port de Saint-Nazaire est le plus gros port français pour l'importation de soja OGM Round-up ready (RR) destiné à l'alimentation animale : plus de 40% des tourteaux de soja importés en France, soit 2 millions de tonnes par an, y transitent. 85% du soja importé est génétiquement modifié. Le plus gros fournisseur d'alimentation animale des Pays de Loire , Terrena Ancenis, principal client du port ne peut garantir que 15% d'alimentation non contaminée.
La contamination fortuite lors du transport maritime et du stockage fait qu’il est impossible de garantir une filière de soja non-OGM. Les lots de soja tracé et non tracé devraient être séparés par des alvéoles bien définies, dont le site de Saint-Nazaire n’est pas équipé. Par conséquent, « il faudrait tout nettoyer à chaque changement, mais le coût est trop important ». (cf visite du port en déc 2005)
Or « le soja Roundup Ready (RR) a été modifié génétiquement pour résister à l’herbicide de marque Roundup (le plus utilisé dans le monde), de manière à ce que les agriculteurs puissent appliquer l’herbicide directement sur les plants et éliminer les mauvaises herbes, sans tuer le soja. Or, le Round-Up, est reconnu dangereux pour l’environnement et la santé. La Commission européenne l’a classé en 2001 comme «toxique pour les organismes aquatiques», entraînant «
des effets néfastes à long terme pour l’environnement ». L’équipe du professeur Séralini, à l’Université de Caen vient de publier les effets toxiques jusque là inconnus du Roundup sur des cellules embryonnaires humaines ».(doc de Cohérence)
Les Faucheurs Volontaires d’OGM, face à ce circuit criminel d’importation de soja, dénoncent :
- l’exploitation éhontée des surfaces agricoles par des sociétés multinationales au détriment des cultures vivrières. Ces cultures intensives conduisent à l’expulsion des petits paysans de leur terre vers les bidonvilles des mégalopoles sud-américaines.
- l'aberration de l’importation des protéines végétales pour la seule élaboration de l’alimentation animale (pour 1 protéine animale, il faut 7 protéines végétales) et qui tend à éliminer la production locale de protéagineux en filières conventionnelles
- l’absence d’étiquetage des aliments issus d’animaux nourris aux OGM (viande, œufs, lait, poissons) rendant les citoyens « consommateurs involontaires d’OGM ».
- l’absence d'évaluation sanitaire à l'exposition des travailleurs de la filière du soja OGM, aussi bien en Amérique du Sud , lors des transports maritimes et routiers, que lors des manipulations des arrivages, liées au déchargement et au stockage de la marchandise. La sécurité des employés a déjà été ignorée et bafouée lors de la scandaleuse affaire de l’amiante des Chantiers de l’Atlantique ( 4500 décès prévus pour les travailleurs exposés sur ces chantiers).
Nous exigeons :
- un rendez vous avec les Ministres de la Santé, de l'Agriculture et de l'Ecologie pour :
1- exiger un engagement sur l'arrêt des importations de soja OGM et pour permettre le développement de vraies filières sans OGM garantissant le maintien des cultures de qualité, comme l'ont décidé la Pologne et la Norvège
2- exiger la mise en place d'études indépendantes sur les risques sanitaires lors des manipulations , et des risques environnementaux liés aux cultures.
- Faute d'interdiction totale immédiate des importations et de la culture d'OGM, une réglementation sur l'étiquetage des produits issus d'animaux pour une information claire, précise et systématique des consommateurs et des éleveurs destinataires des productions contenant des OGM.
- le développement de filières d’alimentation animale non OGM, et la prise en charge du coût de la traçabilité par la filière OGM plutôt que non-OGM.
CONTACTS PRESSE :
PATRICE : 06 70 52 79 63
AGNES : 06 84 17 78 95
lundi 23 juillet 2007
La Greenbox, une boîte permettant de capturer les émissions de gaz à effet de serre
Les plus grandes corporations du monde et les esprits les plus fins ont dépensé des milliards de dollars pour essayer de résoudre le problème des émissions de dioxyde de carbone, mais trois amis des poissons du nord du Pays de Galles pensent l’avoir résolu.
Ces trois britanniques ont développé une boîte qui selon eux peut être fixée sous une voiture à la place du pot d’échappement, et qui permettrait de capturer les gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, y compris le dioxyde de carbone. La boîte émettrait quant à elle essentiellement de la vapeur d’eau.
Les gaz capturés peuvent être traités pour être transformer en biocarburant, en utilisant des algues génétiquement modifiées. Les gaz capturés serviraient en effet d’alimentation aux algues qui une fois broyées pourraient être utilisées pour faire des biocarburants.
La « Greenbox », la technologie développée par le spécialiste de la chimie organique, Derek Palmer, et les ingénieurs Ian Houston et John Jones pourrait, selon eux, être utilisée pour les voitures, les bus, les camions, et même pour l’industrie lourde et les bâtiments.
« Nous avons réussi à développer une façon de capturer avec succès une majorité des émissions des moteurs les plus sales que nous ayons trouvé » a déclaré Derek Palmer, qui a été un consultant pour des organisations telles que l’Organisation Mondiale de la Santé, ou GlaxoSmithKline.
Les trois compères, qui ont trouvé cette idée de Greenbox par hasard alors qu’ils faisaient des expériences sur le dioxyde de carbone pour aider à augmenter la croissance des algues pour l’élevage de poissons, ont lancé une compagnie appelée Maes Anturio Limited.
Avec le soutien des membres locaux du parlement, ils cherchent maintenant un capital pour aller plus loin dans leur concept de Greenbox et faire des recherches à propos des émissions des avions : ils ne sont en effet pas sur que leur Greenbox puisse supporter les émissions de l’aviation.
Même si la boîte que les trois hommes utilisent actuellement pour faire des démonstration est de la taille d’un tabouret de bar, ils affirment qu’ils pourront construire une Greenbox suffisamment petite pour remplacer le pot d’échappement d’une voiture et qui aurait une durée de vie équivalente à un plein d’essence du véhicule.
L’aspect crucial de la technologie est que le dioxyde de carbone est capturé et retenu dans un état sécurisé, a déclaré Ian Houston. Les autres technologies de capture de dioxyde de carbone sont beaucoup plus encombrantes ou nécessitent beaucoup plus d’énergie.
« Le dioxyde de carbone, retenu dans un état sûr et inerte, peut être transporté et libéré dans un environnement contrôlé avec facilité et un volume minimal d’énergie » a affirmé Ian Houston lors d’une démonstration dans un Centre de test certifié par le Ministère des Transports de Grande-Bretagne.
Plus de 130 tests ont été réalisés sur la Greenbox pendant deux ans dans plusieurs centres de tests, et tous ont d’après les trois compères, réussi à avoir un taux de capture entre 85 et 95%.
Les trois inventeurs sont en contact avec le gouvernement mais aussi avec les fabricants de voitures Toyota Motor et General Motors.
http://www.actualites-news-environnement.com:80/10739-gaz-effet-serre-greenbox.html
Prix à la hausse sur la nourriture

Déjà, pour tenir compte de la flambée des prix des céréales qui entrent pour 60% dans le prix de revient, le leader de la volaille, le groupe LDC (Loué et le Gaulois), a augmenté de 4% à 5% ses prix en juillet. « Les prix des produits de grande consommation comme les yaourts, les fromages, les crèmes et le lait devraient augmenter en moyenne de 4% à 5% d’ici la fin de l’année », a déclaré Olivier Picot, président de l’Association de la transformation laitière (industriels privés et coopératives).
Pourquoi ces augmentations ? Les mauvaises récoltes mondiales dues aux sécheresses et autres aléas climatiques, la poussée démographique et la croissance du niveau de vie amenant les populations à se rapprocher de plus en plus du mode d’alimentation à l’occidentale, entre autre en consommant de plus en plus de viande. Il ne faut pas oublier le développement des biocarburants qui va accentuer la pressions sur les cours des céréales et la hausse des prix de l’énergie.
Producteurs, industriels et distributeurs assurent qu’ils s’efforceront de limiter l’impact de ces hausses pour le consommateur. Mais ces trois secteurs ont des intérêts divergents et la situation pourrait vite devenir hyper-conflictuelle entre eux. Les agriculteurs se frotteraient plutôt les mains, (sauf les éleveur), mais les industriels et la grande distribution sont plus inquiets. Jean-René Buisson, président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) sait bien que si les hausses sont trop importantes pour les consommateurs, ils se détourneront de leurs produits. Il s’engage à ne répercuter que les hausses indispensables à la survie des entreprises. Reste à savoir à quoi ça correspond, après tout ce ne sont que des mots. Je doute fort que quiconque soit prêt à voir ses bénéfices fondre. Quant à la grande distribution, elle va bien devoir rogner sur ses marges bien qu’elle n’en ai aucune envie, le ministère de l’Economie entendant bien surveiller de "très près" la façon dont elle répercutera les hausses des prix des matières premières dans l’alimentation. Sarkozy a fait du pouvoir d’achat des Français sa priorité et bien que les dépenses alimentaires ne comptent plus que pour 20% des budgets des ménages, toute hausse dans ce domaine provoque une grogne de la population. Aucun gouvernement n’aime ça. Trop dangereux.
Sachant que nous, pays occidentaux, sommes le modèle de tous les autres, il serait bon que nous nous interrogions sur notre consommation excessive de viande et de produits laitiers, sur la façon dont nous élevons notre bétail, et sur la façon dont nous nous déplaçons. Les terres agricoles ne sont pas extensibles à l’infini dans le monde, certaines sont déjà terriblement dégradées, d’autres vont l’être avec le changement climatique. Comment voulez-vous y faire pousser de plus en plus de céréales servant à la fois à nourrir les troupeaux, faire rouler les véhicules et à fabriquer du pain ? A vouloir le beurre, l’argent du beurre et la crémière, on finira par ne plus rien avoir du tout.
Source Naturavox
Redacteur: Christine Didier

vendredi 20 juillet 2007
Une des principales nappes d'eau potable d'Ile-de-France est dans un état critique
La nappe, qui alimente un million de personnes en Ile-de-France, atteint son plus bas niveau historique. Les habitants du département ne sont pas les seuls concernés : si la moitié des consommateurs habite la Seine-et-Marne, l'autre loge à Paris et dans la petite couronne, héritage de l'époque où la capitale a construit son réseau d'approvisionnement en puisant aux meilleures sources et où la grande banlieue n'existait pas.
Non seulement la quantité d'eau est insuffisante, mais sa qualité est très dégradée. Peu profonde, la nappe est particulièrement vulnérable aux pollutions d'origine agricole. Dans ce département céréalier, les résidus de pesticides et de nitrates présents dans l'eau souterraine crèvent les plafonds réglementaires. Depuis dix ans, 15 % des habitants du département sont alimentés en permanence par une eau dépassant ces seuils et 80 % connaissent régulièrement des interdictions de consommation pour les femmes enceintes et les nourrissons. Les collectivités locales doivent donc aujourd'hui se battre en même temps sur deux fronts, pour préserver à la fois la quantité et la qualité de l'eau.
Les marges de manoeuvre pour économiser sont limitées. 90 % des volumes prélevés sont utilisés pour l'eau potable. Or l'efficacité des restrictions imposées aux particuliers est "très difficile à mesurer", relève Cécile Rousseau, responsable du service de la police de l'eau à la direction départementale de l'agriculture et de la forêt. Malgré tout, évolution plutôt satisfaisante, la courbe de consommation baisse de 1 % à 2 % par an, tandis que la population augmente dans les mêmes proportions.
La solution la plus efficace pour préserver la nappe consiste à diversifier l'approvisionnement. Déjà, 10 000 m3 d'eau sont prélevés chaque jour dans la Seine. Cette quantité passera à 30 000 m3 quand l'état de crise renforcé sera déclaré. Cependant, la potabilisation de l'eau de la Seine revient plus cher. Le prix à la production passe de 0,25 à 0,50 euro par m3. Autant dire que les collectivités de Seine-et-Marne voient d'un oeil de plus en plus critique l'exportation de l'eau du Champigny hors du département.
Pour améliorer la qualité de l'eau, les communes doivent aménager de nouvelles infrastructures. L'agglomération de Melun vient d'ouvrir une unité de production d'eau potable qui permettra d'éliminer les pesticides. De son côté, le conseil général tente, dans le cadre du plan départemental de l'eau lancé en septembre 2006, de mener une action préventive. La méthode peut donner des résultats spectaculaires. La petite commune de Verneuil-l'Etang a, par exemple, réussi à diviser par dix les quantités de produits chimiques employées, grâce à la formation de son personnel, au désherbage thermique ou au paillage des massifs de fleurs.
Le conseil général tente également d'agir auprès des industriels, et surtout des agriculteurs, qui restent les principaux utilisateurs de produits polluants. Selon Hervé Durand, directeur départemental de l'agriculture et de la forêt, quelque 350 agriculteurs, sur 2 600, emploient des méthodes moins gourmandes en pesticides, "dans une trop grande discrétion".
Hubert Huygue en fait partie. Depuis qu'il a adopté ces techniques (allongement des rotations, abandon des labours), ses rendements ont légèrement chuté, mais ses marges, elles, ont augmenté, grâce aux économies sur les produits. "Cela demande une bonne maîtrise technique, une prise de risque plus grande, explique M. Huygue. Et il faut être prêt, psychologiquement, à faire dix quintaux de moins que ses voisins." La plupart n'ont pas encore passé ce cap.
jeudi 19 juillet 2007
"Sortir du nucléaire" publie sur son site web des documents confidentiels issus d'EDF
Communiqué du jeudi 19 juillet 2007
Il est urgent que la France adopte un plan de sortie rapide du nucléaire
Le Réseau "Sortir du nucléaire" publie de puis ce matin sur son site web des documents exclusifs, dont une figure confidentielle estampillée "A ne transmettre à l'extérieur d'EDF sous aucun prétexte". Il s'agit de données sismiques concernant toutes les centrales nucléaires françaises, données jamais publiées par EDF qui a donc des choses à cacher aux citoyens. Le Réseau "Sortir du nucléaire" considère que chacun doit pouvoir prendre connaissance de ces données, il les rend donc publiques.
En consultant l'ensemble des documents révélés par le Réseau "Sortir du nucléaire", on peut constater des faits gravissimes :
- la falsification de données sismiques par EDF
- les fortes divergences entre les experts du très officiel IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) et ceux d'EDF.
- l'opération de "lobbying au plus haut niveau de l'Autorité de sûreté" mise en ˛uvre par EDF pour empêcher la prise en compte de calculs de l'IRSN.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce le "silence assourdissant" des autorités françaises concernant le risque nucléaire. Les évènements récents au Japon, en Allemagne (et en Suède il y a pratiquement un an) montrent que les normes de sécurité définies par les "spécialistes" sont gravement mises en défaut.
Toujours en France, EDF et l'Autorité de sûreté (ASN) ont reconnu hier une "anomalie sérieuse" (colmatage "élevé" des générateurs de vapeur) qui affecte la quasi totalité des réacteurs français. EDF, avec la bénédiction de l'ASN, annonce que les réacteurs vont continuer à fonctionner "dans des conditions de sûreté acceptables". Que signifie cette expression ? Faut-il s'attendre à un nombre "acceptable" d'accidents nucléaires ?
Hélas, les autorités françaises continuent à faire preuve du plus grand autisme. Le Président de la République, pourtant focalisé sur la "sécurité", ne semble pas prendre conscience de l'insécurité nucléaire. Pendant ce temps, EDF, Areva et le CEA désinforment impunément, et l'accident nucléaire menace plus que jamais...
Contrairement à ce qui nous est toujours dit, le risque zéro existe : il suffit de fermer les centrales nucléaires. C'est d'ailleurs ce qu'il faut faire immédiatement lorsque les normes de sûreté d'une centrale nucléaire ont été sous-évaluées à la conception, comme c'est le cas au Japon... et en France.
Il est urgent que la France adopte un plan de sortie rapide du nucléaire.
Liste des documents:
1) Des documents édifiants dont le premier est estampillé "Figure confidentielle. A ne transmettre à l'extérieur d'EDF sous aucun prétexte". Le Réseau "Sortir du nucléaire" estime que rien ne doit être caché aux citoyens et rend publiques ces données, précédées de commentaires et décryptages.
2) Un autre document interne à EDF qui montre la mise en place du lobbying pour enterrer les données qui remettent en cause la tenue des réacteurs en cas de séisme. Extraits :
- " Il faut mobiliser stratégiquement au dessus des experts pour lever la contrainte "
- " Il faut trouver une échappatoire à cette menace "
- " Des menaces très importantes apparaissent notamment sur les réacteurs de Bugey et de Fessenheim "
- " Il faut défendre une position ferme d’industriel "
3) Un troisième document de 9 pages dans lequel on peut voir en particulier:
- un tableau qui montre le coût total (1,9 milliard d'euros) des travaux qu'il faudrait faire... mais qu'EDF refuse de mettre en oeuvre
- l'aveu que certains travaux sont techniquement impossibles à réaliser
(... au cas où EDF aurait finalement accepté de les financer)
4) Et enfin, un dernier document mis à jour grâce aux révélations faites par le Réseau "Sortir du nucléaire", qui montre comment EDF a falsifié des données sismiques.
mercredi 18 juillet 2007
Séisme au Japon: le maire ordonne la fermeture de la centrale nucléaire
Le maire de Kashiwazaki a ordonné mercredi la fermeture temporaire de la plus grande centrale nucléaire du Japon située dans sa commune, frappée lundi par un violent séisme qui a déclenché un incendie et de légères fuites radioactives.
"En vertu des lois sur la protection anti-incendie, il nous est difficile de vous autoriser à exploiter la centrale vu la situation actuelle. J'ordonne l'arrêt de son utilisation", a déclaré le maire, Hiroshi Aida.
La radioactivité de l'eau qui a fui de cette centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, dans le centre du Japon, lors du violent séisme de lundi est une fois et demi plus importante qu'initialement estimé, mais reste sans danger, a annoncé mercredi la compagnie exploitante.
Tokyo Electric Power (Tepco), qui avait initialement fait état d'une radioactivité de 60.000 becquerels, a indiqué que cette radioactivité atteignait en fait 90.000 becquerels.
"Il y a eu une erreur dans le calcul de la radioactivité de l'eau qui s'est échappée dans la mer", a expliqué Tepco dans un communiqué.
"Mais la radioactivité corrigée reste sous la limite légale et n'affecte pas l'environnement", a-t-elle assuré.
Outre cette fuite radioactive, le séisme de magnitude 6,8 sur l'échelle ouverte de Richter a provoqué une cinquantaine d'incidents dans la centrale, dont un incendie, des fuites de carburant et des bris de matériel.
La centrale de Kashiwazaki-Kariwa est située à seulement neuf kilomètres de l'épicentre du séisme de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter, qui a fait lundi neuf morts, plus de 1.000 blessés et a pulvérisé des centaines de maisons.
Cette violente secousse a provoqué dans la centrale une légère fuite radioactive, un incendie et des dizaines d'autres incidents, notamment des fuites d'eau et de carburant et des bris d'équipements.
C'est la première fois qu'un séisme provoque une fuite radioactive au Japon, pays qui dépend à 35% du nucléaire pour son électricité mais qui est aussi situé dans une région à très hauts risques sismiques.
Le gouvernement japonais a déjà ordonné à Tepco de maintenir les sept réacteurs fermés jusqu'à nouvel ordre.
Le nouvel ordre édicté par le maire de Kashiwazaki signifie que la totalité de la centrale doit cesser d'être utilisée pour le moment.
Kashiwazaki-Kariwa représente environ 7% des capacités de production totales de Tepco, la plus grande compagnie d'électricité privée du monde. La centrale fournit en électricité la mégalopole de Tokyo, à 250 km au sud.
mardi 17 juillet 2007
AG des faucheurs SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 JUILLET à RIEC S/BELON (29)
ASSEMBLEE GENERALE 2007 – SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 JUILLET à RIEC S/BELON (29) Après une année 2006 marquée par l’intensification des cultures d’OGM à but commercial et la réaction forte et publique des faucheurs volontaires, l’année 2007 se révèle par une situation particulière :Une volonté des semenciers d’accélérer les cultures en plein champs (10 à 15 000 ha ?) avec la complicité des Pouvoirs publics qui organisent la non transparence et non information des citoyen(ne)s et des élu(e)s.
Un nouveau pouvoir politique libéral et sécuritaire qui joue de la carotte avec les associations (Grenelle de l’environnement en octobre) en leur faisant miroiter des avancées tout en ne faisant rien de concret contre la prolifération des OGM.
Une réalité européenne où de nombreux pays ont choisi le principe d’un moratoire contre le Mon 810 et où le comité permanent de l’alimentation à Bruxelles a refusé le nouveau maïs OGM « Herculex RW ».
Une opinion publique toujours aussi opposée aux OGM dans l’agriculture et l’alimentation mais pas forcément mobilisée pour soutenir les actions de neutralisation en raison de la désinformation mais aussi d’un manque de communication de notre part.
Une répression pénale et financière de plus en plus forte qui pèse sur les militant(e)s (risques d’incarcération, saisies sur salaires ou immobilières, dommages et intérêts…).
Cette réalité complexe nécessite pour les faucheurs volontaires de définir une stratégie claire.
Quels sont nos objectifs ? De quels moyens disposons-nous ? Comment faire face à la répression ?
Déjà un certain nombre de réponses ont été apportées depuis quelques mois :
« L’appel d’Orléans » pour un moratoire fixe un cadre pour notre mobilisation. Comment l’élargir et le rendre plus opérationnel ?
« L’association Sans gène » a été créée pour organiser le soutien financier aux faucheurs volontaires devant les tribunaux et face aux poursuites financières. Il faut la faire connaître et bien rappeler que cette association indépendante a un objectif de solidarité concrète (texte ci-joint).
Les faucheurs volontaires doivent améliorer leur structuration indépendante. Le secrétariat qui envoie les convocations par exemple n’est financé que par les ventes des produits tels que T-shirt, bière, autocollants…
Il faut perfectionner encore les préparations collectives et individuelles des actions pour être plus efficace, mieux compris et davantage préparé face à d’éventuelles poursuites.
Toutes ces réflexions seront abordées au cours des deux journées d’assemblée générale. Il dépendra de chacune et de chacun d’entre nous que nous apportions les réponses adéquates.
VENEZ NOMBREUSES ET NOMBREUX POUR CONSTRUIRE UN MONDE SANS OGM.
La coordination nationale.
Les dangers des biocarburants
Ici et là, on vante les mérites écologiques des biocarburants, agrocarburants ou "carburants verts". Parmi ces carburants, on en trouve un dérivé de l’huile de palmier. Or, pour le produire, il faut déforester massivement certaines zones du monde et ainsi détruire une biodiversité riche. Victimes mises en lumière par ce clip internet de Greenpeace : les orangs-outans et autres grands singes !
samedi 14 juillet 2007
Les anti-OGM dénoncent à nouveau les problèmes de contamination
Le tribunal avait été saisi par un apiculteur et plusieurs associations d'agriculteurs biologiques et de défense de l'environnement, qui lui demandaient d'interdire les cultures transgéniques de Claude Menara, producteur de maïs à Tonnens (Lot-et-Garonne). Ils s'appuyaient sur une étude réalisée sous contrôle d'huissier, en 2006 : des ruches avaient été placées près des champs de M. Menara pendant quelques semaines, puis des analyses en laboratoire avaient décelé la contamination du pollen dans des proportions importantes. Maurice Caudoin, apiculteur, demandait donc que la récolte en 2007 de M. Menara soit détruite avant la floraison, afin de prévenir la contamination du miel et du pollen vendu comme complément alimentaire.
Le motif essentiel du refus par la cour d'appel est que l'apiculteur s'est en quelque sorte exposé volontairement au dommage et qu'il n'a donc pas lieu de se plaindre. "Les époux Caudoin pouvaient s'abstenir pendant cette période critique de pollinisation de déposer leurs ruches à proximité de ces parcelles parfaitement identifiées." Les appelants sont ainsi condamnés à payer 2 000 euros à M. Menara.
Celui-ci a déclaré à l'AFP, après la publication de l'arrêt, que "les biotechnologies sont incontournables et que ceux qui sont contre sont irresponsables, tout simplement". Mais, pour Patrice de Kochko, agriculteur et porte-parole d'une association plaignante, "le droit de produire sans OGM est bafoué : si la position du tribunal s'impose, on ne pourrait plus garantir que le maïs semence, le maïs doux et le miel sont indemnes de contamination."
En fait, les agriculteurs peuvent d'autant moins se protéger des contaminations que les lieux des parcelles transgéniques ne sont pas précisément connus : le ministère de l'agriculture ne donne les informations sur les superficies cultivées qu'au niveau cantonal. De plus, rien n'oblige les agriculteurs exploitant les OGM à informer leurs voisins.
Une autre source de contamination réside dans l'absence de suivi de la récolte de maïs OGM par les services régionaux de protection des végétaux : "Que deviendra ce maïs transgénique ? Quelle filière suivra-t-il, comment sa traçabilité sera-t-elle assurée, qu'est-ce qui est mis en place pour détecter la pollinisation d'autres cultures ?", demande ainsi Christine Thelen, porte-parole du collectif des Faucheurs volontaires
Interrogés par Le Monde, tant le ministère de l'agriculture que celui de l'écologie se révélaient incapables, jeudi, de répondre à ces questions. En revanche, pour l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM), les problèmes sont réglés par le cahier des charges qu'elle diffuse auprès de ses adhérents. "Nous avons demandé à nos adhérents de le respecter soigneusement", dit Luc Esprit, directeur général de l'AGPM.
Cette démarche non contrôlée ne convainc pas les opposants aux OGM, qui en appellent au gouvernement. Celui-ci est dans une position d'autant plus ambiguë qu'officiellement la majorité présidentielle n'est pas favorable aux OGM. Le Contrat de législature 2007-2012 de l'UMP fixe ainsi parmi ses objectifs : "Ne pas accepter les utilisations des OGM en l'état des connaissances scientifiques".
Déçus par ce qu'ils considèrent comme une contradiction entre les paroles et les actes, les Faucheurs volontaires entendent alerter l'opinion pendant l'été : "On n'a pas le choix, on agira, dit Christine Thelen. De manière symbolique dans certains cas, de manière plus large dans d'autres." Les Faucheurs tiendront leur assemblée générale en Bretagne les 21 et 22 juillet.
jeudi 12 juillet 2007
Resultat de l'enquète des signataire du Pacte écologique
L'étude réalisée avec l'institut de sondage LH2 en avril et mai dernier a recueilli plus de 50.000 réponses sur 330 000 personnes contactées.
Les résultats nous encouragent à poursuivre notre action.
Signataires du Pacte : qui êtes-vous ?
- plus de 65% ont entre 25 à 49 ans et vivent dans des villes de moins de 100.000 habitants.
- 51% de femmes et 49% d'hommes : la parité chez les signataires !
Quels sont vos engagements au quotidien ?
- 81% d'entre vous préfèrent une douche au bain ;
- 69% trient leurs déchets régulièrement ;
- plus de 50% ont une gestion active de leur énergie (par ex : isolation du logement, extinction des appareils électriques, conduite souple et respect des limitations de vitesse).
Sans être véritablement militants, vous êtes des citoyens engagés :
- 94% d'entre vous votent à chaque élection ;
- 68% prennent part à des discussions politiques ;
- 61% expriment publiquement des opinions politiques pour tenter de convaincre d'autres personnes.
Pourquoi avez-vous signé le Pacte ? parce qu'il y a « urgence » !
- 70% d'entre vous jugent la crise écologique très urgente ;
- 90% estiment que la protection de l'environnement doit être une priorité pour le président de la République.
Que souhaitez-vous ?
Vous êtes déterminés à accroître votre engagement environnemental et à agir...
- très majoritairement (85%), vous vous déclarez prêts à vous former davantage pour changer vos comportements ;
- à agir localement (60%) ;
- à participer à des évènements (plus d'1 sur 2) ;
- 81% estiment que les signataires devraient faire partie d'une communauté d'internautes via le site de la Fondation Nicolas Hulot et 57% seraient prêts à y participer !
Voila!! Quel pays ! tous se ventent de signés le pacte, et seulement 50 000 repondent à ce sondage. On peut comprendre les résulats des elections.
LA REGION CONDAMNE LES CULTURES D’OGM
(Rennes, le 5 juillet). Le Conseil régional condamne l’autorisation accordée par le gouvernement, de mise en culture de trois parcelles de culture d’OGM en plein champ en Bretagne.
Le Conseil régional réaffirme son désaccord sur cette autorisation de mise en culture d’OGM sur son territoire, conformément au vote d’octobre 2004, qui refusait les cultures de plein champ mais soutenait la recherche publique en milieu confiné.
Malgré les promesses faites avant les élections présidentielles, le gouvernement choisit de développer une culture très hasardeuse pour les territoires, les producteurs conventionnels et la biodiversité. De plus, la commercialisation du maïs génétiquement modifié, cultivé aujourd’hui en Bretagne, est interdite dans plusieurs pays européens, en Allemagne notamment.
Cette annonce est grave, elle repose la question des OGM en Bretagne et remet en cause le travail nécessaire de réorientation de notre agriculture.
Pour sa part, le Conseil régional continue son travail au sein du réseau européen des Régions libres d’OGM pour mieux structurer une filière non OGM, notamment à travers l’organisation d’une Conférence de l’alimentation animale sans OGM à Bruxelles sous le patronage du Comité des régions.
mercredi 11 juillet 2007
Le lobby du sel attaque !
L’avocat dans cette affaire est Maître Bernard Fau qui s’est distingué par le passé en défendant l’Association française des malades de la thyroïde, l’Union Nationale de l'Apiculture Française dans l’affaire du Gaucho et les familles des victimes de l’hormone de croissance. L’audience aura très certainement lieu à Paris, à l'automne prochain.
Si on peut toujours discuter la forme inhérente à toute présentation, il n’en demeure pas moins qu’à l’unanimité les experts internationaux ayant élaboré le Mémorandum de l’Appel de Paris ont estimé qu’il y avait trop de sel dans notre alimentation (voir les mesures et recommandations 36 Surpoids et obésité chez l’enfant et 65 Qualité nutritionnelle des aliments), et c’est également l'avis de l'OMS qui vient de publier le rapport Reducing salt intake in populations. On ne peut que donner raison à Pierre Meneton lorsqu’il dénonce le poids des lobbies. Les experts de la Commission européenne sont d’ailleurs tout à fait conscients de ce problème, de même que les nutritionnistes français.
Par conséquent, merci de bien vouloir diffuser cette information dans votre réseau et de soutenir Pierre Meneton en prenant directement contact avec lui (pierre.meneton@spim.jussieu.fr).
Complément d'info sur un blog Freemen http://activart.com/intelliblug
Si vous n'être pas au courant voyez donc : Overdose de sel dans l'assiette des Français ou Le sel responsable de milliers de morts entre autres articles.
lundi 9 juillet 2007
Soja transgénique en Bretagne : l’invasion peut-elle être stoppée ?
Le soja entre en masse en Bretagne en provenance d’Amérique du sud et du Nord pour alimenter des milions d’animaux d’élévage concentrés en Bretagne.
75% de ce soja qui arrivent dans les ports de Brest ou de Lorient par cargos entiers est génétiquement modifié. Cette part augmente régulièrement.
Mais il faut savoir que le coût de l’aliment « non-OGM » est légèrement supérieur à celui du « standard ». Ce surcoût est de l’ordre de 1,5 à 5 euros par tonne d’aliment. Il est surtout lié au coût de la traçabilité et aux coûts opérationnels additionnels imposés par la séparation des filières. Il se traduit par une augmentation des prix de production de la viande porcine ou de volaille de l’ordre de 5 à 15€ par tonne de viande (0,5 à 1,5 ct/kg). Cela représente environ 0,6 à 1,5 % du prix de vente producteur, et moins de 1% du prix de la viande après abattage.
On peut aussi penser que le surcoût doit pouvoir être réduit par des économies d’échelle et par la rationalisation de l’importation de non-OGM, dans le cadre d’un accord Bretagne - Paraná (Brésil).
Déjà, dès 1999, la coopérative Cooperl, en partenariat avec Carrefour, s’est lancée dans les filières animales non-OGM. Aujourd’hui, ce sont 2,1 millions de porcs, soit 70 % de la production de porcs de la coopérative, qui sont nourris avec un aliment sans 0GM (notamment le soja). Le surcoût annuel est de 1,4 million d’euros, soit 0,66 0 par porc. Ce critère du non-OGM est inscrit dans le cahier des charges « Porc certifié » de la filière Cooperl. Chaque éleveur reçoit alors une plus-value de 4 à 5 centimes d’euro par kilo.
Un mince espoir subsiste donc, encore, de ne pas devoir être condamnés à nous nourrir d’animaux alimentés au soja transgénique....
Source : journal du réseau Cohérence mai/juin 2007
L'Allemagne s'inquiète du boom de l'utilisation des bio-carburants
L'Allemagne s'inquiète du boom dans l'utilisation des bio-carburants, redoutant des retombées néfastes pour l'environnement du fait notamment du déboisement dans les pays en voie de développement.
"Cela n'a plus rien à voir avec le bio", s'insurge Thomas Henningsen de l'organisation écologiste Greenpeace, qualifiant de "bio-mensonge" la course actuelle aux bio-carburants dans le but de réduire les gaz à effet de serre.
Le Prix Nobel de chimie 1988, l'Allemand Hartmut Michel, a également critiqué l'utilisation accrue des carburants biologiques dans l'Union européenne, dans un entretien au quotidien "Neue Osnabrücker Zeitung".
L'obligation européenne de mélanger des bio-carburants à de l'essence traditionnelle est "extrêmement négative" du point de vue de l'environnement pour ses "effets dévastateurs" sur les forêts tropicales, a-t-il expliqué au quotidien .
Les coûts de fabrication du bio-carburant étant plus élevés en Europe que dans les pays émergents, l'UE est contrainte d'importer par exemple de l'huile de palme d'Indonésie, ce qui conduit à déboiser ou à brûler des forêts tropicales, a-t-il expliqué.
Cela vaut également pour les importations de bio-carburant à base de graines de soja du Brésil.
Selon Greenpeace, 87% des forêts tropicales détruites en Asie du Sud-Est entre 1995 et 2000 l'ont été dans le but de créer des plantations d'huile de palme.
Le gouvernement allemand envisage à présent de mettre en place un système de certification pour l'huile de palme afin d'éviter la déforestation de surfaces entières de palmistes.
En tirant jeudi un premier bilan de la loi sur les énergies renouvelables, le ministre allemand de l'Environnement Siegmar Gabriel, un social-démocrate, a proposé notamment que l'industrie ne bénéficie pas de subventions pour l'utilisation de l'huile de palme tant qu'un véritable système de surveillance des conditions de sa production n'a pas été mise en place.
Actuellement, près du quart des importations d'huile de palme par les pays de l'Union européenne est destiné à la production de carburants-bio.
Les écologistes tirent également la sonnette d'alarme pour le Brésil où les forêts amazoniennes sont abattues pour étendre les plantations de canne à sucre et les cultures de soja, utilisés pour la production d'éthanol. Leurs coûts de production au Brésil sont inférieurs à celui de la production d'huile de colza en Europe.
La Commission européenne voudrait que les bio-carburants représentent au moins 10% des carburants utilisés par le secteur des transports en 2020.
La récente "crise de la tortilla" au Mexique, lorsque le prix du maïs a explosé, a aussi montré les dangers qu'il y a à transformer des terres qui étaient jusqu'alors consacrées à l'alimentation locale en exploitations où poussent des plantes destinées au seul bio-carburant.
"Nous avons besoin de mettre en place un concept global -- au niveau de l'Union européenne ou au niveau mondial" en ce qui concerne la culture destinée au bio-carburant, selon M. Henningsen pour qui il vaudrait mieux en attendant instituer un moratoire sur l'importation de tels produits.
Source Terresacrée.org
La pollution du Rhône s'étendrait jusqu'à la mer
Le bilan est déplorable : 200 kilomètres de cours d’eau pollués, 6 départements touchés, 113 communes concernées et des doses 40 fois supérieures aux taux acceptables quotidiennement. Pire, selon Alain Chabrolle, de la Frapna*, “la pollution s’étendrait jusqu’à la Méditerranée”. Si les résultats des analyses entreprises dans le Gard, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône ne seront communiqués que fin-juillet, les services vétérinaires s’attendent effectivement à une conclusion identique : les polychlorobiphényls (PCB), plus connus sous le nom de pyralène, infestent le fleuve jusqu’à son embouchure. Une pollution bidécennale…
La pollution a été détectée, par hasard, dans le canal de Jonage et le plan d’eau du grand Large, en septembre 2005. Cédric Giroud, pêcheur professionnel, avait alors demandé à la Direction départementale des services vétérinaires (DDSV) des analyses sur les poissons qu’ils vendaient à Villeurbanne, Meyzieu et Vénissieux. Positif. Depuis, la pollution n’a cessé de toucher de plus en plus d’espèces, et de descendre le Rhône, pour, aujourd’hui atteindre le barrage de la Roche de Glun (Drôme).
Pourtant, il ne s’agit pas d’un cas de pollution nouveau. “Un premier épisode avait été mis en évidence dans les années 1980, en lien avec le rejet d’une entreprise de traitements de déchets” rapportent deux chercheurs du Cemagref**. En cause, l’usine Tredi, à Saint-Vulbas (Ain). Pourtant, tout le monde s’accorde à dire, aujourd’hui, qu’ “il n’est pas évident que cette source soit principalement responsable de la contamination”.
Et la préfecture du Rhône de suspecter “des sources sauvages et privées”. … stockée en profondeur Cette pollution est comme un millefeuille : il y a des couches historiques de nature et d’épaisseur différentes. “La pollution ne se déplace pas beaucoup car les PCB se déposent dans les sédiments qui bougent peu, sauf via les matières en suspension.
Par contre, les poissons, eux, se déplacent” analyse le secrétariat général des affaires régionales de la préfecture de région. Comment peut-on la stopper ? “La pollution conserve toute son acuité car les PCB ne se dégradent pas. Ils ont donc une rémanence dans le milieu, à savoir les sédiments”. Quelles conséquences pour l’homme ? L’homme se contamine par l’ingestion d’animaux ou de produits d’origine animale contaminés. Les PCB sont ensuite stockés dans les tissus adipeux puis sont lentement éliminés dans les selles. Une exposition accidentelle de courte durée n’a pas de conséquence grave. En revanche, en cas de consommation de fortes doses de PCB ou une consommation quotidienne sur une longue durée, on suspecte un risque d’affection cutanée et des effets chroniques plus lourds, tels que des dommages du foie, des effets sur la reproduction et la croissance et des possibilités de cancers.
* Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature.
** Institut de recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement.
samedi 7 juillet 2007
Faut-il craindre la généralisation du wifi ?

L'organisme indépendant rappelle qu'il s'est vendu à ce jour plus de 250 000 téléphones Unik se félicite France Telecom. Les 100 000 abonnés HappyZone seront atteints avec l'été, se réjouit SFR. Sans compter ceux passés au Twin, l'offre de Neuf Cegetel, disponible depuis mai 2006. Tous proposent des téléphones bi-mode conjuguant les réseaux GSM et Wi-fi et capables de passer d'un système à l'autre sans rupture de conversation.
Pour le Criirem, une telle autosatisfaction est proprement scandaleuse. Elle dénonce cette accélération de la pollution électromagnétique. Avec ces téléphones hybrides, cette fois, il ne s'agit plus de rayonnements GSM à 900 ou 1800 Mhz. Ni à 2100 Mhz, la bande radio allouée à l'UMTS. En mode Wi-fi, le terminal émet des ondes pulsées à 2450 Mhz, la fréquence optimum pour agiter les molécules d'eau - c'est-à-dire exactement celle utilisée par un four à micro-ondes.
Le Wi-fi est une technologie de réseau informatique sans fil mise en place pour fonctionner en réseau interne et un moyen d'accès à haut débit à Internet. Il est basé sur la norme IEEE 802.11 (ISO/CEI 8802-11).
Le conseil scientifique du Criirem rappelle qu'il n'y a pas de seuil pour le déclenchement de réactions de type "syndrome des micro-ondes". Selon la sensibilité individuelle, des valeurs très faibles suffisent pour provoquer des sensations de chaleur ou de pulsations crâniennes, de fatigue, de migraines, d'insomnie… « Lors de l'usage d'un téléphone Wi-fi, ou la proximité quotidienne avec un point d'accès, les expositions au Wi-fi s'additionnent et peuvent provoquer, dans la durée, ces réactions biologiques. Nous recevons régulièrement des témoignages en ce sens » avertit Michèle Rivasi, Présidente du Criirem. « D'où nos interrogations sur l'impact d'un téléphone Wi-fi sur l'eau présente dans la peau ou le liquide céphalo-rachidien qui baigne le cerveau. »
Limiter des doses
L'arrivée des téléphones mobiles hybrides GSM / Wi-fi, portés contre la peau du visage ou tenus à la main, est d'autant plus inacceptable qu'elle contredit les recommandations sanitaires formulées par tous les experts. Une étude menée par Supelec et publiée en avril 2007 par l'ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) a émis plusieurs recommandations comme notamment « ne pas installer plus de points d'accès qu'il n'en faut », « positionner les points d'accès en hauteur (plus haut que la hauteur de la tête : 2,10 m par exemple), pour limiter l'exposition des personnes et pour augmenter le rayon de couverture », « éviter de toucher de façon prolongée une antenne (…) cela soumet la partie du corps à une exposition inutile, plus importante pendant la durée de l'application ».
Les utilisateurs de téléphones Wi-fi, portés contre l'oreille ou tenus à la main, ont-ils été prévenus de cet avertissement ? Le Criirem dénonce cette volonté industrielle du « tout sans fil », qui additionne et multiplie les sources d'exposition sans aucune étude sanitaire ni avertissement préalable. Et ce, en dépit de l'obligation légale d'informer les consommateurs des risques encourus. Une nouvelle pierre jetée dans le jardin du secteur des télécoms.
Source Enviro2b.com
vendredi 6 juillet 2007
Un nouveau diagnostic pour les locations
Le diagnostic de performance énergétique informe le locataire sur les caractéristiques thermiques du bien et sur la quantité de gaz à effet de serre (GES) émise. Le DPE est matérialisé par la fameuse petite étiquette que vous trouvez sur les réfrigérateurs et autre lave-linge. Le classement va de A (logement très économe et peu émissif) à G (énergétivore et polluant).
L’idée de ce diagnostic est d’inciter la réalisation de travaux d’économie d’énergie avant la mise en vente ou la location d’un logement.
Avantage pour les bailleurs : un logement mieux isolé et moins gourmand en énergie se valorise davantage au fil du temps. Et se loue plus facilement.
Inconvénients pour les bailleurs : le diagnostic de performance énergétique, c’est évidemment une formalité et une facture supplémentaire. Il faut compter entre 120 et 200 € pour un DPE, mais n’attendez pas le dernier moment pour faire réaliser ce diagnostic. En effet il faudra l’annexer au contrat de location au moment de la signature.
jeudi 5 juillet 2007
Surfaces OGM en France : 20 000 hectares de trop !
La quasi totalité du maïs OGM est cultivée dans le Sud Ouest, en région Aquitaine et Midi-Pyrénées. Les départements de Haute-Garonne et du Tarn-et-Garonne sont les plus touchés. Ils cultivent chacun plus de 2000 hectares de maïs OGM, ce qui provoquera inévitablement des contaminations des cultures voisines et portera un préjudice certain aux productions de qualité sous label et à l’agriculture biologique.
L’OGM cultivé dans les champs est le maïs MON810, de Monsanto, génétiquement modifié pour produire un insecticide et résister à la pyrale du maïs, un insecte ravageur. Une étude récente de Greenpeace a montré que la quantité de toxine produite par ce maïs pouvait varier d'un rapport de un à 100 d'un épi à l'autre, et qu'en conséquence, les études de toxicité réalisées par la compagnie n'avaient aucune valeur.
Face aux dangers sanitaires et écologiques que représente cet OGM, un nombre croissant de pays européens (et tout dernièrement l’Allemagne) ont pris un moratoire sur sa culture. En France, 86 % des citoyens (1) demandent une interdiction temporaire ou définitive des cultures en plein champ d'OGM. Pourtant, le gouvernement se refuse obstinément à prendre un moratoire sur le MON810.
Trois mois avant la tenue du Grenelle de l’environnement, Greenpeace demande donc au gouvernement de faire un geste fort pour protéger l’environnement et l’alimentation des risques transgéniques en instaurant un moratoire immédiat sur la culture du maïs transgénique MON810 et en réalisant la récolte préventive des 20.000 ha déjà plantés.
« C'est la seule façon d'éviter la pollution génétique des cultures voisines et ce sera certainement moins onéreux que de faire face aux multiples contentieux de contamination des champs non OGM », déclare Arnaud Apoteker.
(1) Sondage CSA/Greenpeace, septembre 2006.
Contacts :
Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM, Greenpeace France, Tél.: 06 07 57 31 60.
Virginie Lambert Ferry, communication Greenpeace France, Tél. : 06 30 23 52 78.
Action de Greenpeace à La Rochelle : non au pillage de la forêt du Congo. La France doit agir !
Dès 22 heures, treize activistes de Greenpeace se sont attachés au pied et au sommet des trois grues de déchargement du port de La Rochelle-Pallice (Charente Maritime). Les militants de Greenpeace vont ainsi empêcher le déchargement d'une cargaison de bois qui arrive tout juste de République démocratique du Congo (RDC) à bord du navire le Safmarine Onné, et qui provient d'un exploitant forestier agissant hors de tout contrôle en RDC.
Diaporama de l'action
La République démocratique du Congo abrite les deux tiers de la surface de forêts tropicales intactes du bassin du Congo. Au sein de cet espace unique pour les hommes et la biodiversité, l'exploitation industrielle du bois a eu un impact social et environnemental particulièrement désastreux : appauvrissement des communautés, destruction du cadre de vie de millions d'habitants, dégradation irrémédiable des écosystèmes. De plus, ces forêts jouent un rôle crucial pour l'équilibre du climat. « Les forêts de RDC abritent une quantité de carbone, qui, si elle était complètement libérée, équivaudrait à deux fois le total des émissions annuelles de CO2 imputables à l'homme sur l'ensemble de la planète », précise Grégoire Lejonc.
En RDC, l'administration n'est pas en mesure d'opérer un contrôle efficace du secteur forestier, ce qui permet tous les abus. Sous l'impulsion des bailleurs de fonds, dont la France, un moratoire sur l'attribution de nouveaux titres forestiers a été instauré en mai 2002. Or, ce moratoire a été violé et contourné à de nombreuses reprises par de nombreux exploitants.
Le bois chargé sur le bateau a été abattu par Trans M bois, une filiale du groupe libanais Congo Futur. Ce groupe dispose au total en RDC d'une surface d'exploitation s'élevant à 746 000 hectares. Ces titres forestiers ont été obtenus en violation du moratoire de mai 2002 et en violation du code forestier d'août 2002. Greenpeace a documenté dans un récent rapport, Le pillage des forêts du Congo, les nombreux conflits sociaux auxquels ont donné lieu les méthodes de Trans M bois. Par ailleurs, certains de ces titres portent sur des zones à haute valeur écologique dans la province de l'Equateur à proximité du parc national de Lomako.
La France joue un rôle politique majeur dans le bassin du Congo. Elle est aussi le 1er importateur européen de bois en provenance de RDC. En 2006, ce sont plus de 65 000 m3 pour une valeur de 23 millions d'euros qui sont arrivées via Nantes, La Rochelle ou Caen, sur le marché du bois exotique français.
« L'industrie forestière a un passé particulièrement peu convaincant en Afrique centrale. La France doit en tirer les leçons et passer d'une logique d'exploitation à une logique de protection. Ce ne sont pas les exploitants qui devraient recevoir le soutien financier de la France, mais les services qui contrôlent le secteur, pour que le pillage s'arrête ! », déclare Grégoire Lejonc.
Greenpeace demande à la France de s'engager durablement pour la protection des forêts du bassin du Congo. Très important bailleur de fonds, le nouveau gouvernement français doit réitérer les engagements pris par Jacques Chirac et soutenir en RDC le moratoire sur l'attribution des titres forestiers tant qu'un plan d'utilisation des sols socialement et écologiquement responsable n'aura pas été initié. Des modes d'utilisation de la forêt moins destructeurs peuvent par ailleurs être promus.
Source Greenpeace.fr