Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde!

Citation de Gandhi! Nous avons tous en nous le "pouvoir" de changer les choses, faut il encore en etre conscient!


lundi 9 juillet 2007

Soja transgénique en Bretagne : l’invasion peut-elle être stoppée ?

Le soja entre en masse en Bretagne en provenance d’Amérique du sud et du Nord pour alimenter des milions d’animaux d’élévage concentrés en Bretagne.

75% de ce soja qui arrivent dans les ports de Brest ou de Lorient par cargos entiers est génétiquement modifié. Cette part augmente régulièrement.

Mais il faut savoir que le coût de l’aliment « non-OGM » est légèrement supérieur à celui du « standard ». Ce surcoût est de l’ordre de 1,5 à 5 euros par tonne d’aliment. Il est surtout lié au coût de la traçabilité et aux coûts opérationnels additionnels imposés par la séparation des filières. Il se traduit par une augmentation des prix de production de la viande porcine ou de volaille de l’ordre de 5 à 15€ par tonne de viande (0,5 à 1,5 ct/kg). Cela représente environ 0,6 à 1,5 % du prix de vente producteur, et moins de 1% du prix de la viande après abattage.

On peut aussi penser que le surcoût doit pouvoir être réduit par des économies d’échelle et par la rationalisation de l’importation de non-OGM, dans le cadre d’un accord Bretagne - Paraná (Brésil).

Déjà, dès 1999, la coopérative Cooperl, en partenariat avec Carrefour, s’est lancée dans les filières animales non-OGM. Aujourd’hui, ce sont 2,1 millions de porcs, soit 70 % de la production de porcs de la coopérative, qui sont nourris avec un aliment sans 0GM (notamment le soja). Le surcoût annuel est de 1,4 million d’euros, soit 0,66 0 par porc. Ce critère du non-OGM est inscrit dans le cahier des charges « Porc certifié » de la filière Cooperl. Chaque éleveur reçoit alors une plus-value de 4 à 5 centimes d’euro par kilo.

Un mince espoir subsiste donc, encore, de ne pas devoir être condamnés à nous nourrir d’animaux alimentés au soja transgénique....

Source : journal du réseau Cohérence mai/juin 2007

Publié par Unknown à 23:02 1 commentaire:
Libellés : agriculture, écologie, empoisonnement, environnement, ogm, toxiques

L'Allemagne s'inquiète du boom de l'utilisation des bio-carburants

2007-07-09 BERLIN


L'Allemagne s'inquiète du boom dans l'utilisation des bio-carburants, redoutant des retombées néfastes pour l'environnement du fait notamment du déboisement dans les pays en voie de développement.

"Cela n'a plus rien à voir avec le bio", s'insurge Thomas Henningsen de l'organisation écologiste Greenpeace, qualifiant de "bio-mensonge" la course actuelle aux bio-carburants dans le but de réduire les gaz à effet de serre.

Le Prix Nobel de chimie 1988, l'Allemand Hartmut Michel, a également critiqué l'utilisation accrue des carburants biologiques dans l'Union européenne, dans un entretien au quotidien "Neue Osnabrücker Zeitung".

L'obligation européenne de mélanger des bio-carburants à de l'essence traditionnelle est "extrêmement négative" du point de vue de l'environnement pour ses "effets dévastateurs" sur les forêts tropicales, a-t-il expliqué au quotidien .

Les coûts de fabrication du bio-carburant étant plus élevés en Europe que dans les pays émergents, l'UE est contrainte d'importer par exemple de l'huile de palme d'Indonésie, ce qui conduit à déboiser ou à brûler des forêts tropicales, a-t-il expliqué.

Cela vaut également pour les importations de bio-carburant à base de graines de soja du Brésil.

Selon Greenpeace, 87% des forêts tropicales détruites en Asie du Sud-Est entre 1995 et 2000 l'ont été dans le but de créer des plantations d'huile de palme.

Le gouvernement allemand envisage à présent de mettre en place un système de certification pour l'huile de palme afin d'éviter la déforestation de surfaces entières de palmistes.

En tirant jeudi un premier bilan de la loi sur les énergies renouvelables, le ministre allemand de l'Environnement Siegmar Gabriel, un social-démocrate, a proposé notamment que l'industrie ne bénéficie pas de subventions pour l'utilisation de l'huile de palme tant qu'un véritable système de surveillance des conditions de sa production n'a pas été mise en place.

Actuellement, près du quart des importations d'huile de palme par les pays de l'Union européenne est destiné à la production de carburants-bio.

Les écologistes tirent également la sonnette d'alarme pour le Brésil où les forêts amazoniennes sont abattues pour étendre les plantations de canne à sucre et les cultures de soja, utilisés pour la production d'éthanol. Leurs coûts de production au Brésil sont inférieurs à celui de la production d'huile de colza en Europe.

La Commission européenne voudrait que les bio-carburants représentent au moins 10% des carburants utilisés par le secteur des transports en 2020.

La récente "crise de la tortilla" au Mexique, lorsque le prix du maïs a explosé, a aussi montré les dangers qu'il y a à transformer des terres qui étaient jusqu'alors consacrées à l'alimentation locale en exploitations où poussent des plantes destinées au seul bio-carburant.

"Nous avons besoin de mettre en place un concept global -- au niveau de l'Union européenne ou au niveau mondial" en ce qui concerne la culture destinée au bio-carburant, selon M. Henningsen pour qui il vaudrait mieux en attendant instituer un moratoire sur l'importation de tels produits.

Source Terresacrée.org
Publié par Unknown à 18:09 1 commentaire:
Libellés : biocarburant, climat, consommation, énergie, environnement, forets, greenpeace, politique, terre sacrée

La pollution du Rhône s'étendrait jusqu'à la mer

L’Ardèche et la Drôme sont désormais touchés par la pollution du Rhône. Des analyses pourraient conclure à une propagation des PCB jusqu’à la Méditerranée. Quatre mois après la publication du cinquième arrêté inter-préfectoral portant interdiction de consommation des poissons pêchés dans le fleuve Rhône, les départements de la Loire, de l’Ardèche et de la Drôme viennent, à leur tour, d’en interdire la vente et l’absorption.

Le bilan est déplorable : 200 kilomètres de cours d’eau pollués, 6 départements touchés, 113 communes concernées et des doses 40 fois supérieures aux taux acceptables quotidiennement. Pire, selon Alain Chabrolle, de la Frapna*, “la pollution s’étendrait jusqu’à la Méditerranée”. Si les résultats des analyses entreprises dans le Gard, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône ne seront communiqués que fin-juillet, les services vétérinaires s’attendent effectivement à une conclusion identique : les polychlorobiphényls (PCB), plus connus sous le nom de pyralène, infestent le fleuve jusqu’à son embouchure. Une pollution bidécennale…

La pollution a été détectée, par hasard, dans le canal de Jonage et le plan d’eau du grand Large, en septembre 2005. Cédric Giroud, pêcheur professionnel, avait alors demandé à la Direction départementale des services vétérinaires (DDSV) des analyses sur les poissons qu’ils vendaient à Villeurbanne, Meyzieu et Vénissieux. Positif. Depuis, la pollution n’a cessé de toucher de plus en plus d’espèces, et de descendre le Rhône, pour, aujourd’hui atteindre le barrage de la Roche de Glun (Drôme).

Pourtant, il ne s’agit pas d’un cas de pollution nouveau. “Un premier épisode avait été mis en évidence dans les années 1980, en lien avec le rejet d’une entreprise de traitements de déchets” rapportent deux chercheurs du Cemagref**. En cause, l’usine Tredi, à Saint-Vulbas (Ain). Pourtant, tout le monde s’accorde à dire, aujourd’hui, qu’ “il n’est pas évident que cette source soit principalement responsable de la contamination”.

Et la préfecture du Rhône de suspecter “des sources sauvages et privées”. … stockée en profondeur Cette pollution est comme un millefeuille : il y a des couches historiques de nature et d’épaisseur différentes. “La pollution ne se déplace pas beaucoup car les PCB se déposent dans les sédiments qui bougent peu, sauf via les matières en suspension.

Par contre, les poissons, eux, se déplacent” analyse le secrétariat général des affaires régionales de la préfecture de région. Comment peut-on la stopper ? “La pollution conserve toute son acuité car les PCB ne se dégradent pas. Ils ont donc une rémanence dans le milieu, à savoir les sédiments”. Quelles conséquences pour l’homme ? L’homme se contamine par l’ingestion d’animaux ou de produits d’origine animale contaminés. Les PCB sont ensuite stockés dans les tissus adipeux puis sont lentement éliminés dans les selles. Une exposition accidentelle de courte durée n’a pas de conséquence grave. En revanche, en cas de consommation de fortes doses de PCB ou une consommation quotidienne sur une longue durée, on suspecte un risque d’affection cutanée et des effets chroniques plus lourds, tels que des dommages du foie, des effets sur la reproduction et la croissance et des possibilités de cancers.

* Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature.

** Institut de recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement.
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Libellés : écologie, empoisonnement, environnement, PCB, pêche, pesticides, santé, toxiques

samedi 7 juillet 2007

Faut-il craindre la généralisation du wifi ?

telephone.jpgLa Criirem (Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques) relance la polémique sur la dangerosité des ondes électromagnétiques.

L'organisme indépendant rappelle qu'il s'est vendu à ce jour plus de 250 000 téléphones Unik se félicite France Telecom. Les 100 000 abonnés HappyZone seront atteints avec l'été, se réjouit SFR. Sans compter ceux passés au Twin, l'offre de Neuf Cegetel, disponible depuis mai 2006. Tous proposent des téléphones bi-mode conjuguant les réseaux GSM et Wi-fi et capables de passer d'un système à l'autre sans rupture de conversation.

Pour le Criirem, une telle autosatisfaction est proprement scandaleuse. Elle dénonce cette accélération de la pollution électromagnétique. Avec ces téléphones hybrides, cette fois, il ne s'agit plus de rayonnements GSM à 900 ou 1800 Mhz. Ni à 2100 Mhz, la bande radio allouée à l'UMTS. En mode Wi-fi, le terminal émet des ondes pulsées à 2450 Mhz, la fréquence optimum pour agiter les molécules d'eau - c'est-à-dire exactement celle utilisée par un four à micro-ondes.

Le Wi-fi est une technologie de réseau informatique sans fil mise en place pour fonctionner en réseau interne et un moyen d'accès à haut débit à Internet. Il est basé sur la norme IEEE 802.11 (ISO/CEI 8802-11).

Le conseil scientifique du Criirem rappelle qu'il n'y a pas de seuil pour le déclenchement de réactions de type "syndrome des micro-ondes". Selon la sensibilité individuelle, des valeurs très faibles suffisent pour provoquer des sensations de chaleur ou de pulsations crâniennes, de fatigue, de migraines, d'insomnie… « Lors de l'usage d'un téléphone Wi-fi, ou la proximité quotidienne avec un point d'accès, les expositions au Wi-fi s'additionnent et peuvent provoquer, dans la durée, ces réactions biologiques. Nous recevons régulièrement des témoignages en ce sens » avertit Michèle Rivasi, Présidente du Criirem. « D'où nos interrogations sur l'impact d'un téléphone Wi-fi sur l'eau présente dans la peau ou le liquide céphalo-rachidien qui baigne le cerveau. »

Limiter des doses

L'arrivée des téléphones mobiles hybrides GSM / Wi-fi, portés contre la peau du visage ou tenus à la main, est d'autant plus inacceptable qu'elle contredit les recommandations sanitaires formulées par tous les experts. Une étude menée par Supelec et publiée en avril 2007 par l'ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) a émis plusieurs recommandations comme notamment « ne pas installer plus de points d'accès qu'il n'en faut », « positionner les points d'accès en hauteur (plus haut que la hauteur de la tête : 2,10 m par exemple), pour limiter l'exposition des personnes et pour augmenter le rayon de couverture », « éviter de toucher de façon prolongée une antenne (…) cela soumet la partie du corps à une exposition inutile, plus importante pendant la durée de l'application ».

Les utilisateurs de téléphones Wi-fi, portés contre l'oreille ou tenus à la main, ont-ils été prévenus de cet avertissement ? Le Criirem dénonce cette volonté industrielle du « tout sans fil », qui additionne et multiplie les sources d'exposition sans aucune étude sanitaire ni avertissement préalable. Et ce, en dépit de l'obligation légale d'informer les consommateurs des risques encourus. Une nouvelle pierre jetée dans le jardin du secteur des télécoms.

Source Enviro2b.com

Publié par Unknown à 12:37 Aucun commentaire:
Libellés : consommation, electromagnetique, gsm, santé, wi-fi

vendredi 6 juillet 2007

Un nouveau diagnostic pour les locations

Depuis le 1er juillet 2007 et pour tout nouveau bail, le Diagnostic de Performance Energétique (DPE) doit être joint au contrat de location, en plus de l'Etat des Risques Naturels et Technologiques (ERNT).

Le diagnostic de performance énergétique informe le locataire sur les caractéristiques thermiques du bien et sur la quantité de gaz à effet de serre (GES) émise. Le DPE est matérialisé par la fameuse petite étiquette que vous trouvez sur les réfrigérateurs et autre lave-linge. Le classement va de A (logement très économe et peu émissif) à G (énergétivore et polluant).

L’idée de ce diagnostic est d’inciter la réalisation de travaux d’économie d’énergie avant la mise en vente ou la location d’un logement.

Avantage pour les bailleurs : un logement mieux isolé et moins gourmand en énergie se valorise davantage au fil du temps. Et se loue plus facilement.

Inconvénients pour les bailleurs : le diagnostic de performance énergétique, c’est évidemment une formalité et une facture supplémentaire. Il faut compter entre 120 et 200 € pour un DPE, mais n’attendez pas le dernier moment pour faire réaliser ce diagnostic. En effet il faudra l’annexer au contrat de location au moment de la signature.

Le document reste valable pendant 10 ans : vous pourrez donc vous en servir à nouveau si vous signez un nouveau bail pendant cette décennie
Publié par Unknown à 14:41 Aucun commentaire:
Libellés : consommation, DPE, économie, énergie, habitats, rechauffement

jeudi 5 juillet 2007

Surfaces OGM en France : 20 000 hectares de trop !


Paris, le 4 juillet 2007 – Selon des données rendues publiques par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, quelque 19815 hectares de maïs transgénique ont été plantés en France en 2007. Même si ces surfaces sont inférieures aux 30 000 à 50 000 hectares qu'espéraient voir plantées les semenciers, ce sont près de 20.000 hectares de trop.
Greenpeace publie sur son site aujourd’hui la carte des surfaces d'OGM par département : lien pour télécharger le fichier PDF
La quasi totalité du maïs OGM est cultivée dans le Sud Ouest, en région Aquitaine et Midi-Pyrénées. Les départements de Haute-Garonne et du Tarn-et-Garonne sont les plus touchés. Ils cultivent chacun plus de 2000 hectares de maïs OGM, ce qui provoquera inévitablement des contaminations des cultures voisines et portera un préjudice certain aux productions de qualité sous label et à l’agriculture biologique.
L’OGM cultivé dans les champs est le maïs MON810, de Monsanto, génétiquement modifié pour produire un insecticide et résister à la pyrale du maïs, un insecte ravageur. Une étude récente de Greenpeace a montré que la quantité de toxine produite par ce maïs pouvait varier d'un rapport de un à 100 d'un épi à l'autre, et qu'en conséquence, les études de toxicité réalisées par la compagnie n'avaient aucune valeur.
Face aux dangers sanitaires et écologiques que représente cet OGM, un nombre croissant de pays européens (et tout dernièrement l’Allemagne) ont pris un moratoire sur sa culture. En France, 86 % des citoyens (1) demandent une interdiction temporaire ou définitive des cultures en plein champ d'OGM. Pourtant, le gouvernement se refuse obstinément à prendre un moratoire sur le MON810.
Trois mois avant la tenue du Grenelle de l’environnement, Greenpeace demande donc au gouvernement de faire un geste fort pour protéger l’environnement et l’alimentation des risques transgéniques en instaurant un moratoire immédiat sur la culture du maïs transgénique MON810 et en réalisant la récolte préventive des 20.000 ha déjà plantés.
« C'est la seule façon d'éviter la pollution génétique des cultures voisines et ce sera certainement moins onéreux que de faire face aux multiples contentieux de contamination des champs non OGM », déclare Arnaud Apoteker.
(1) Sondage CSA/Greenpeace, septembre 2006.
Contacts :
Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM, Greenpeace France, Tél.: 06 07 57 31 60.
Virginie Lambert Ferry, communication Greenpeace France, Tél. : 06 30 23 52 78.
Publié par Unknown à 15:11 Aucun commentaire:
Libellés : action, agriculture, écologie, empoisonnement, environnement, greenpeace, herbicide, monsantos, ogm, pesticides, Roundup, santé, sterilité, toxiques

Action de Greenpeace à La Rochelle : non au pillage de la forêt du Congo. La France doit agir !

La Rochelle, France — Mercredi 4 juillet
Dès 22 heures, treize activistes de Greenpeace se sont attachés au pied et au sommet des trois grues de déchargement du port de La Rochelle-Pallice (Charente Maritime). Les militants de Greenpeace vont ainsi empêcher le déchargement d'une cargaison de bois qui arrive tout juste de République démocratique du Congo (RDC) à bord du navire le Safmarine Onné, et qui provient d'un exploitant forestier agissant hors de tout contrôle en RDC.

Diaporama de l'action


Action de Greenpeace à La Rochelle
envoyé par gpfrance
« Par cette action, nous demandons à la France de ne plus être complice de ce pillage, déclare Grégoire Lejonc, chargé de campagne Forêts africaines à Greenpeace France. La France doit s'engager durablement en faveur de la protection de la deuxième forêt tropicale de la planète. »

La République démocratique du Congo abrite les deux tiers de la surface de forêts tropicales intactes du bassin du Congo. Au sein de cet espace unique pour les hommes et la biodiversité, l'exploitation industrielle du bois a eu un impact social et environnemental particulièrement désastreux : appauvrissement des communautés, destruction du cadre de vie de millions d'habitants, dégradation irrémédiable des écosystèmes. De plus, ces forêts jouent un rôle crucial pour l'équilibre du climat. « Les forêts de RDC abritent une quantité de carbone, qui, si elle était complètement libérée, équivaudrait à deux fois le total des émissions annuelles de CO2 imputables à l'homme sur l'ensemble de la planète », précise Grégoire Lejonc.

En RDC, l'administration n'est pas en mesure d'opérer un contrôle efficace du secteur forestier, ce qui permet tous les abus. Sous l'impulsion des bailleurs de fonds, dont la France, un moratoire sur l'attribution de nouveaux titres forestiers a été instauré en mai 2002. Or, ce moratoire a été violé et contourné à de nombreuses reprises par de nombreux exploitants.

Le bois chargé sur le bateau a été abattu par Trans M bois, une filiale du groupe libanais Congo Futur. Ce groupe dispose au total en RDC d'une surface d'exploitation s'élevant à 746 000 hectares. Ces titres forestiers ont été obtenus en violation du moratoire de mai 2002 et en violation du code forestier d'août 2002. Greenpeace a documenté dans un récent rapport, Le pillage des forêts du Congo, les nombreux conflits sociaux auxquels ont donné lieu les méthodes de Trans M bois. Par ailleurs, certains de ces titres portent sur des zones à haute valeur écologique dans la province de l'Equateur à proximité du parc national de Lomako.

La France joue un rôle politique majeur dans le bassin du Congo. Elle est aussi le 1er importateur européen de bois en provenance de RDC. En 2006, ce sont plus de 65 000 m3 pour une valeur de 23 millions d'euros qui sont arrivées via Nantes, La Rochelle ou Caen, sur le marché du bois exotique français.

« L'industrie forestière a un passé particulièrement peu convaincant en Afrique centrale. La France doit en tirer les leçons et passer d'une logique d'exploitation à une logique de protection. Ce ne sont pas les exploitants qui devraient recevoir le soutien financier de la France, mais les services qui contrôlent le secteur, pour que le pillage s'arrête ! », déclare Grégoire Lejonc.

Greenpeace demande à la France de s'engager durablement pour la protection des forêts du bassin du Congo. Très important bailleur de fonds, le nouveau gouvernement français doit réitérer les engagements pris par Jacques Chirac et soutenir en RDC le moratoire sur l'attribution des titres forestiers tant qu'un plan d'utilisation des sols socialement et écologiquement responsable n'aura pas été initié. Des modes d'utilisation de la forêt moins destructeurs peuvent par ailleurs être promus.

Source Greenpeace.fr
Publié par Unknown à 12:45 Aucun commentaire:
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