Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde!

Citation de Gandhi! Nous avons tous en nous le "pouvoir" de changer les choses, faut il encore en etre conscient!


jeudi 6 décembre 2007

L'Alliance pour la planète suspend sa participation au Grenelle tant que le dialogue à « cinq » n'est pas rétabli.

Paris, France — Le 06/12/07. Suite à la remise en cause par le gouvernement de la décision du Grenelle d'activer au niveau européen la clause de sauvegarde sur la culture du maïs MON810, décision sur laquelle s'étaient pourtant engagés le président de la République, le ministre d'Etat et la secrétaire d'Etat, les associations de l'Alliance pour la planète suspendent officiellement leur participation au processus de suivi du Grenelle tant que le dispositif de suivi à cinq collèges n'est pas rétabli.

L'Alliance demande au Ministre d'Etat Jean-Louis Borloo d'organiser en urgence une réunion du groupe de contact inter collèges et de stopper un processus opaque et unilatéral qui sape les résultats du Grenelle. Pour rappel, le président de la République lui-même s'était engagé lors de son discours de clôture du Grenelle sur la poursuite de ce qu'il appelait « le dialogue à cinq » : « Le Grenelle n'est pas une fin, c'est un commencement. Et nous allons confier « aux cinq » le suivi de ce qui a été décidé en commun ».

« Déchets, forêts, publicité, éco-pastille, OGM… les premières mesures de suivi et de mise en œuvre du Grenelle conduisent à une remise en cause une à une des décisions prises il y a moins de 6 semaines. Ce résultat est évidemment lié au processus unilatéral choisi à ce stade par le gouvernement » déclare Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace et porte-parole de l'Alliance pour la planète.

Ces dernières semaines, la plupart des participants au Grenelle ont demandé avec force et insistance au gouvernement d'associer des représentants des différents collèges à la phase de suivi, conformément aux étapes précédentes du Grenelle et aux assurances formelles données par le président de la République. En vain !

« L'Alliance demande au président de la République et au ministre d'Etat de remettre en marche la dynamique de travail collective et ainsi de restaurer la confiance » ajoute Yannick Jadot.

source: greenpeace.fr
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Libellés : alliance, europe, greenpeace, grenelle, ogm, polemique

Festival du film écologique : le jury lycéen manipulé

Lors du dernier Festival international du Film Écologique qui s’est tenu à Bourges en octobre dernier, l’intervention d’un collaborateur du Maire de Bourges a réorienté le choix du jury composé de jeunes lycéens. OGM, Enjeu planétaire de Catherine Berthillier n’a pas eu l’heur de plaire aux organisateurs. Le sujet abordé était sans doute un peu trop sulfureux. Une grossière manipulation qui prouve combien à Bourges on se moque des jeunes, du cinéma ... et de l’écologie !


Festival du film écologique : le jury lycéen manipulé
OGM, Enjeu planétaire, un film qui dérange

Le Festival international du Film Écologique, troisième du nom, s’est tenu cette année à Bourges du 04 au 07 octobre 2007. Organisé par « l’agence culturelle » de Bourges, à l’initiative du maire et ancien ministre Serge Lepeltier, il mettait en lice une trentaine de productions – documentaires, reportages et fictions – sous la présidence d’Allain Bougrain-Dubourg, célèbre animateur de télé et protecteur des petits oiseaux.

En réalité, il y avait au sein du festival deux jurys. Un jury de professionnels, et un « jury de jeunes », composé de neufs lycéens et lycéennes, scolarisé(e)s à Bourges et à Vierzon.

À la suite d’un visionnage marathon (voir une trentaine de film en trois jours en prenant des notes pour justifier des choix n’est pas de tout repos), les jeunes ont retenu le film de Catherine Berthillier, OGM, Enjeu planétaire. Mais, apparemment, ce choix s’avérait délicat pour les organisateurs du festival. Les motifs de cet embarras se laissent deviner à la lecture de la fiche de présentation du film : « Les premières cultures d’OGM sont apparues en 1994. peut-on y lire. Elles se sont depuis largement répandues aux Etats-Unis, au Canada et en Amérique Latine. L’Europe en revanche fit de la résistance, tant au niveau des institutions que des opinions publiques. Alors, combat d’arrière-garde des passéistes contre les novateurs ? Ou bien, politique du fait accompli par les firmes de biotechnologies profitant du vide juridique et de la carence des Etats à se saisir du problème ? Une chose est sûre : aucun principe de précaution ne semble avoir guidé jusqu’ici la mise en culture de produits faisant pourtant franchir de façon irréversible la barrière des espèces, avec des conséquences inconnues pour l’environnement naturel comme pour la santé humaine. »

Pas « politiquement correct », en raison surtout des questions qu’il pose sur le rôle des U.S.A. dans la promotion, la fabrication et la diffusion des semences OGM, mais très bien réalisé, et traitant d’un sujet qui « interpelle », le film de Catherine Berthillier a séduit le jury des jeunes cinéphiles.

Pour sortir d’une situation qui risquait d’irriter le petit roi de Bourges, à quelques encablures du Grenelle de l’environnement et alors que Sarkozy, à peu près à la même période, s’employait à faire les yeux doux à l’Oncle Sam, Michel Pobeau est donc intervenu pendant les délibérations pour réorienter le choix des jeunes.

Très finement. D’abord il les a rassurés en leur confirmant qu’ils avaient fait un très bon choix. Ce film était assurément bon, très bon, si bon que le jury professionnel lui-même avait jeté son dévolu dessus ! Justement, il aurait été dommage de récompenser deux fois le même film, et d’oublier d’autres oeuvres qui pouvaient aussi retenir l’attention pour leurs qualités. Il a donc été demandé aux jeunes, naïfs, de sélectionner le second film sur la liste de leur choix, attendu que le premier se trouverait déjà sur le podium.

Vint la cérémonie de proclamation des résultats au cours de laquelle OGM, enjeu planétaire ne reçut ... aucun prix.

Catherine Berthillier a perdu l’occasion de voir son travail et celui de son équipe récompensé, pour des motifs qui, à l’évidence, ne relèvent en aucune manière de l’art cinématographique.

Les lycéen(ne)s jurèrent quant à eux, mais un peu tard, qu’on ne les y reprendrait plus.

Publié par Unknown à 16:19 Aucun commentaire:
Libellés : écolgie, grenelle, ogm, polemique, sarkozy

8 décembre, Journée mondiale du climat

Du local au global,
agissons contre le changement climatique !



- 30% d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, sans nucléaire, c’est possible !

Le changement climatique fait peser de nombreux risques sur notre planète :

° Multiplication des catastrophes climatiques (canicule, inondations, tempêtes…) ;
° Montée des eaux qui menace de disparition certains territoires et provoquera l’exode des milliers de « réfugiés climatiques » ;
°
Menace sur la faune et la flore et multiplication des catastrophes alimentaires et sanitaires

Les fausses solutions que sont l’énergie nucléaire (polluante, dangereuse et proliférante) ou les agrocarburants et les mauvaises orientations comme le « tout autoroute » sont destinées à soutenir un modèle de développement dévastateur. Elles détournent des financements qui devraient être affectés à la promotion des économies d’énergie, de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables !

Du 3 au 15 décembre se tiendra à Bali la 13
e conférence internationale des Nations unies sur le changement climatique, pour préparer la suite du protocole de Kyoto.
Au même moment, la France dévoilera le projet de loi issu du Grenelle de l’Environnement.

Pour une véritable justice climatique1, les pays riches doivent s’engager à réduire de 30% leurs émissions de gaz à effet de serre, sans nucléaire, d’ici 2020.


Le 8 décembre, pour la « Journée mondiale du climat », rejoignez les évènements partout en France pour exiger que les promesses politiques soient enfin tenues !

De Grenelle à Bali,
agissons contre le changement climatique !
1 - Réclamer la « justice climatique », c’est exiger des pays du Nord, émetteurs de gaz à effet de serre, la reconnaissance d’une dette environnementale envers le Sud, qui pourrait par exemple être soldée par le financement des énergies renouvelables au Sud.

Connaitre les Actions pres de chez vous
Publié par Unknown à 10:05 Aucun commentaire:
Libellés : action, changement climatique, climat, écologie, environnement, greenpeace, rechauffement, sobriéte heureuse, terre et humaniste

mercredi 5 décembre 2007

Le téléphone mobile favoriserait les tumeurs cérébrales

Le téléphone mobile favoriserait les tumeurs cérébrales

L'utilisation du téléphone mobile est néfaste pour la santé, et pas seulement au volant. Une analyse portant sur dix-huit études conclut qu'au-delà de dix ans d'utilisation d'un cellulaire, le risque de développer une tumeur cérébrale maligne - le gliome - du côté où l'appareil est porté à l'oreille serait multiplié par deux. Cette affection touche chaque année environ 6 personnes sur 100 000. Pour les atteintes du nerf acoustique - le neurome -, le risque serait deux fois
et demi plus élevé, dans ces mêmes conditions.
Publiée en ligne par la revue Occupational and Environmental Medecine (OEM), cette analyse, conduite par les Suédois Lennart Hardell (université d'Orebro) et Kjell Hansson (université d'Umea), contredit une étude rendue publique en septembre en Grande-Bretagne, selon laquelle "il n'a pas été montré que les mobiles étaient associés à des effets biologiques ou délétères".

Mais Lawrie Challis, qui a dirigé l'étude britannique, admet, rapporte le quotidien The Independent, qu'en raison du faible nombre de patients ayant utilisé un téléphone mobile depuis plus de dix ans, "il n'est pas possible à ce stade d'écarter la possibilité que des cancers puissent apparaître dans les prochaines années". L'incertitude liée au temps de latence entre l'exposition aux champs électromagnétiques et le développement éventuel d'une tumeur reste l'un des principaux obstacles dans la conduite d'études épidémiologiques "conclusives".

"GROS CONSOMMATEURS"

En France, où la téléphonie mobile a pris son essor à partir de 1992 et où l'on dénombre désormais plus de 52 millions d'abonnés, l'étude la plus récente, publiée en septembre dans la Revue d'épidémiologie et de santé publique, souffre des mêmes limitations. Elle porte sur des
patients atteints de tumeurs cérébrales entre 2001 et 2003.

"L'usage régulier du téléphone mobile n'est pas lié à une augmentation du risque de neurinomes, de méningiomes ou de gliomes, conclut-elle.
Bien que ces résultats ne soient pas significatifs, il semble toutefois exister une tendance générale à une augmentation du risque de gliome chez les plus "gros consommateurs" de téléphonie mobile : utilisateurs de longue durée, au temps de communication élevé et ayant utilisé un plus grand nombre de téléphones."

La puissance statistique de l'étude française étant insuffisante pour trancher, les auteurs renvoient à l'étude internationale Interphone, lancée en 1999. Elisabeth Cardis, qui coordonne Interphone au Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), à Lyon, n'est pas
surprise par les résultats de l'étude de Lennart Hardell et Kjell Hansson. "Ils s'appuient sur plusieurs études incluses dans Interphone, qui ont effectivement noté des augmentations, significatives ou non, des gliomes chez les utilisateurs de mobile", admet-elle. Toute la difficulté réside dans l'interprétation des résultats, ajoute-t-elle. Un des biais possibles concerne la mémorisation par les malades de leur propre usage du téléphone. "Ils cherchent une explication à leur maladie et ont tendance à exagérer leur exposition", note Elisabeth Cardis. Ce biais de mémorisation est statistiquement repérable : il conduit à une apparente réduction du risque de tumeur dans l'hémisphère opposé au téléphone, comme si exposer un côté protégeait l'autre...

L'étude Interphone s'attachera aussi à préciser la localisation des tumeurs. Si 20 à 30 % de la dose électromagnétique émise par le téléphone sont absorbés par le cerveau, "cette exposition est très localisée", indique Elisabeth Cardis. Il est alors peu probable qu'une tumeur dans la partie frontale ou occipitale puisse être attribuée aux radiofréquences, note-t-elle.

LAXISTES

Ces problèmes méthodologiques expliqueraient, selon la chercheuse, le retard de plusieurs années pris dans la publication de l'étude Interphone, espérée "dans quelques mois". En attendant, Elisabeth Cardis refuse de se prononcer sur la nécessité ou non de réviser les normes
d'émissions de radiofréquences.

Celles-ci sont jugées trop laxistes par un groupe de spécialistes internationaux, dont Lennart Hardell. Ces experts ont rendu public, le 31 août, un rapport dans lequel ils réclament un durcissement de la réglementation internationale sur les ondes électromagnétiques, qu'elles soient émises par les lignes à haute tension, les fours à micro-ondes, les antennes et relais de télécommunications ou les téléphones portables.

Micro-ondes, DECT, Wi-Fi et mobiles mesurés in situ

L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), qui recommande d'utiliser le mobile "avec discernement", a financé une étude sur l'impact des radiofréquences à Besançon et à Lyon. Pendant une semaine, 400 volontaires ont porté un dosimètre. Les trois millions de mesures récoltées montrent que la grande majorité des expositions sont dues au téléphone portable, au sans-fil domestique (DECT) et au four à micro-ondes. Coordinateur de l'étude, l'épidémiologiste Jean-François Viel note qu'il s'agit de résultats préliminaires, à affiner, notamment en ce qui concerne le Wi-Fi, "qui émet dans la même gamme de fréquences que le four micro-ondes".

Auteur : Hervé Morin
Publié par : LE MONDE
Le : 12.10.07
Publié par Unknown à 16:57 Aucun commentaire:
Libellés : C.E.M, contamination, dect, electromagnetique, santé, téléphonie, wi-fi

vendredi 23 novembre 2007

samedi 24 novembre... cessons d'acheter.


jsa


La société de consommation est aveugle, il n’y a pas de croissance et de développement économique infinis possibles sur une planète dont les ressources sont limitées.
Nous extrayons aujourd’hui deux fois trop de ressources fossiles, et nous émettons dans l’atmosphère plus de deux fois plus de gaz carbonique que la planète ne peut en absorber. La biodiversité s’effondre. C’est aujourd’hui que l’extraction du pétrole entre en déclin.

La société de consommation engendre un pillage et l’injustice :

20 % de la population de la planète, les pays riches, consomment plus de 80 % des ressources planétaires.

Notre niveau de consommation a un coût :

l’esclavage économique de populations entières.

La société de consommation est mortifère, elle réduit l’humain à n’être qu’un agent économique :

producteur-consommateur.

Elle nie nos dimensions politique, culturelle, philosophique, poétique ou spirituelle qui sont l’essence même de notre humanité. Nous devons nous libérer de cet obscurantisme qui consiste à croire en la toute-puissance de la technoscience et à nous défausser sur elle de nos reponsabilités.

La science repose sur le doute et non sur la foi. L'espoir est de réanimer notre conscience
et de traduire nos idées au quotidien dans nos actions. Renouons avec notre capacité d’autolimitation, individuellement, avec la simplicité volontaire, et collectivement, grâce à la décroissance.

Dès aujourd’hui, faisons un geste symbolique :

pour une journée, ce samedi 24 novembre... cessons d'acheter.

Annoncez-le autour de vous. Dites-le à vos amis.
Impliquez votre famille. Simplifiez votre vie.
Copiez l'affiche de la Journée sans achat.
Placardez-la à votre travail, chez vos voisins, partout autour de vous.
Fêtons la Journée sans achat.

Organisez une action dans votre ville

Pour nous informer de vos actions : Contact
Publié par Unknown à 17:43 1 commentaire:
Libellés : action, consommation

Traité constitutionnel: Appel du Comité National pour un Référendum

Un nouveau traité –dit traité de Lisbonne- vient d’être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005.

C’est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum.

Sur un sujet qui a tant d’influence sur la vie de chacun et l’avenir de la France, l’organisation d’un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C’est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l’adhésion des peuples et la souveraineté populaire.

Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint s’il n’obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d’imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.

C’est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d’un Comité National pour un Référendum.

Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l’adhésion des peuples, qu’ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d’un référendum.


Signer la petition

Publié par Unknown à 10:18 Aucun commentaire:
Libellés : action, europe, référendum

LES TELEPHONES PORTABLES A NOUVEAU SUR LA SELLETTE

23 10 2007

Plusieurs études récentes relancent le débat sur la dangerosité des téléphones portables. Elles soupçonnent un effet des ondes électromagnétiques sur les cellules animales et végétales. Les institutions officielles, françaises et européennes, répètent de leur côté qu’aucun effet délétère n’a été formellement prouvé. La commission Santé et environnement du Grenelle a toutefois retenu la proposition de baisser le seuil d’exposition maximal aux ondes des mobiles, relançant la question du principe de précaution.
En 2007, la France compte près de 50 millions d’abonnés à la téléphonie mobile. Depuis une quinzaine d’années, les études scientifiques se multiplient sur les conséquences potentielles de l’utilisation des portables. Disparates, les conclusions de ces rapports ont amené l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 1996 à proposer un seuil maximal d’exposition de 41 Volts par mètre (V/m). Cette valeur, imposée par un décret en 2002, est considérée comme trop laxiste par certaines associations et scientifiques. En 2005, Nathalie Kosciusko-Morizet proposait une loi fixant ce seuil à 0,6V/m. Cette idée est aujourd’hui retenue par le groupe de travail n°3 du Grenelle de l’environnement, au grand dam des opérateurs de téléphonie mobile.
« A quand une indication “téléphoner tue” sur les mobiles ? » ironise Franck Laval, président de l’association Ecologie sans frontière. Sans aller jusqu’à cet extrême, plusieurs études relancent le débat sur le principe de précaution en matière de téléphonie mobile. Le BioInitiative Working Group, un groupe indépendant de scientifiques internationaux, a réuni les données disponibles sur la corrélation entre radiofréquences et cancers, dans un rapport quasi exhaustif sorti en août 2007. Ses conclusions sont sans équivoque : si de multiples points restent à approfondir, « il est clair que les seuils actuellement appliqués dans la plupart des pays sont mille fois trop indulgents ». Les spécialistes de BioInitiative ont établi un lien formel entre l’utilisation du téléphone portable, sur une durée de dix ans ou plus, et l’augmentation des cas de tumeurs malignes au cerveau. Ils accusent également les ondes électromagnétiques d’être des facteurs augmentant le risque de développer leucémies, maladie d’Alzheimer, et cancers du sein entre autres. Le rapport ajoute que, tant qu’on n’aura pas déterminé une valeur en dessous de laquelle aucun effet biologique n’est observé, « il n’est pas raisonnable, pour des questions de santé publique, de continuer à développer des technologies qui augmentent l’exposition, surtout involontaire, aux ondes électromagnétiques ».

Des recherches financées par les opérateurs.

Le BioInitiative s’est focalisé sur l’aspect quantitatif de l’effet des rayons ; deux équipes de l’Université de Clermont-Ferrand ont, en revanche, étudié l’effet qualitatif des ondes sur la physiologie des plantes. Lorsqu’ils sont exposés à des ondes similaires à celles émises par des portables, les végétaux produisent immédiatement des protéines de stress. Autrement dit, ils réagissent aux émissions des mobiles comme à une agression extérieure. « Il faut rester prudent et ne pas généraliser à l’homme trop rapidement » tempère Alain Vian, chercheur dans l’Equipe de recherche sur la transduction et l’autosurveillance cellulaire (ERTAC) à Clermont-Ferrand. « Pour l’instant, nous allons étudier la peau, qui présente la même surface étendue de cellules que les plantes » ajoute-t-il. Le programme, baptisé MAPHYS, est soutenu par la fondation Santé et radiofréquences, un organisme de recherche, créé par l’Etat en 2005, reconnu d’utilité publique, mais financé en partie par les trois opérateurs de téléphonie mobile nationaux, ainsi que trois fabricants de mobiles.
En 1999, une grande étude a été lancée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de Lyon, en collaboration avec 23 institutions de 14 pays, pour déterminer l’impact des portables sur la santé. Le projet INTERPHONE a été financé notamment par l’Union internationale contre le cancer (UICC), qui a elle-même reçu des fonds du Mobile Manufacturers’ Forum et de l’Association GSM, deux associations de fabricants d’équipements téléphoniques. Le CIRC affirme pourtant que « les accords financiers garantissent à l’étude INTERPHONE une totale indépendance scientifique ». Les résultats finaux de l’étude, prévus pour 2005, se font toujours attendre, officiellement pour des raisons d’interprétations des données.
Définir le principe de précaution
Quel degré d’indépendance accorder alors aux conclusions des précédentes études sur les radiofréquences ? Celles de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) et de l’Association française pour la sécurité sanitaire environnementale (AFSSE), notamment, concluaient mollement à une absence de preuves significatives impliquant un danger immédiat. En 2006, l’Inspection générale de l’environnement (IGE) et l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) émettaient publiquement des doutes sur l’indépendance des experts de l’AFSSE. A leur décharge, les organismes soulignaient cependant l’importance de l’application d’un principe de précaution. Les opérateurs, qui s’expriment d’une seule voix, par l’intermédiaire de l’Association française des opérateurs mobiles (AFOM), affirment « faire ce qu’on leur dit », c’est-à-dire appliquer les recommandations de l’AFSSE. Outre la délivrance d’un kit oreillette “mains libres” avec tout téléphone, l’Agence conseille de limiter les campagnes de promotion en direction des enfants. Ces dispositions peuvent sembler laxistes, puisque l’AFSSE conclue, dans son rapport « Téléphonie et santé » daté de juin 2005, que « divers effets biologiques ou physiologiques associés à l’exposition aux ondes des téléphones mobiles sont bien avérés ».
Une autre application du principe de précaution serait une baisse du seuil d’exposition à 0,6V/m, préconisée par l’association Robins des Toits entre autre, et retenue par le groupe 3 du Grenelle de l’environnement. Cependant, elle serait « impossible à appliquer » affirme l’AFOM, car on ne peut légiférer que sur l’émission d’onde, et non l’exposition du public aux différentes ondes qui l’entoure. « Un seuil d’émission à 0,6V/m est en outre impensable, car il empêcherait toute émission radiophonique ou télévisuelle » ajoute l’association. Pour expliquer ces tergiversations sur les précautions à prendre, Franck Laval pointe du doigt le lobbying des opérateurs. « La preuve de la gravité de la situation, c’est la position des assureurs, explique-t-il. Certains [Swiss Re, Loyds, AXA et Allianz] ne veulent plus assurer les risques sanitaires et environnementaux liés à la téléphonie mobile ». Il est troublant de se souvenir que déjà en 1911, les assureurs avaient pris une telle décision vis-à-vis des usines d’amiante.

Rouba Naaman

novethic.fr
Publié par Unknown à 09:58 Aucun commentaire:
Libellés : AFOM, AFSSE, BioInitiative Working Group, C.E.M, cancers, CIRC, electromagnetique, ERTAC, grenelle, gsm, MAPHYS, oms, principe de précaution, Robins Des Toits, santé, UICC
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