Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde!

Citation de Gandhi! Nous avons tous en nous le "pouvoir" de changer les choses, faut il encore en etre conscient!


mercredi 30 mai 2007

Acides Gras Trans (AGT) : du poison dans nos assiettes ?

Dans l’indifférence générale, la très sérieuse revue Science et Vie de Juin 2007, lance un cri d’alarme sur la présence des acides gras “trans” dans notre alimentation. L’enquête menée par la journaliste Clara Dufour accuse ces graisses industrielles omniprésentes dans les produits de consommation courante d’augmenter dramatiquement les effets du mauvais cholestérol avec au final, des effets désastreux sur le système cardio-vasculaire.

“On est foutu, on mange trop” disait il y a quelques années la chanson. D’ironiques les propos sont devenus dramatiques. La malbouffe dénoncée par José Bové atteint des niveaux insoupçonnés du grand public. Dans notre pays internationalement réputé pour sa qualité de vie culinaire, le revers de la médaille a de quoi faire peur. Seuls les enjeux financiers et le poids économique du secteur agro-alimentaire peuvent expliquer qu’en raison des connaissances scientifiques actuelles, aucune mesure concrète ne soit prise pour lutter contre le fléau des AGT.

Depuis les années 90 pourtant le milieu médical connaît la dangerosité de ces molécules. Il faudra cependant attendre 2005 pour que l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) publie un premier rapport qui, sans aucune ambiguïté, concluait à la nocivité des AGT sur le système cardiovasculaire, quel que soit l’âge du consommateur. Depuis rien. En France du moins. Car dans d’autres pays, des mesures importantes sont déjà en vigueur.Face à un ennemi invisible, Etats-Unis, Canada mais aussi Grande-Bretagne et Suède ont fait le choix d’imposer un étiquetage qui signale la présence des AGT mais aussi de limiter leur taux dans les aliments. La France, à un moment où les études épidémiologiques associent aux AGT une augmentation significative des risques de maladies de cardiovasculaires en est, quant à elle, au stade des préconisations sans que celles-ci soient suivies de réels effets. Certes, au départ, en 1910, les AGT semblaient présenter toutes les qualités : des garanties contre le mauvais cholestérol, une meilleure conservation des produits et surtout un faible coût. Forts de ces qualités supposées, les AGT se sont au fil des ans répandus partout dans l’industrie agro-alimentaire alors que dans le même temps la nourriture industrielle prenait une part croissante dans notre alimentation.

Selon l’article de Science et vie qui reprend les propos d’un scientifique de l’Inra, “il suffit de consommer moins de 5 grammes d’AGT par jour, pour augmenter de 25% le risque relatif de souffrir de troubles cardiovasculaires”. En France, les garçons de 3 à 14 ans en consommeraient près de 6 grammes par jour. Le chiffre grimperait à 8 entre 12 et 14 ans. Autant dire qu’il est urgent d’agir.

Sciences et Vies –Juin 2007- “Acides Gras Trans, le poison qui ne doit plus être ignoré” par Clara Dufour
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mardi 29 mai 2007

Chine : la plus grande prison du monde pour les journalistes et les internautes ?


Agissez pour les droits de l’homme avant Pékin 2008 !
L’exemple de Moscou 1980 : l’impact positif du boycott
La répression justifiée par les Jeux olympiques
Pas de Jeux olympiques sans démocratie !

La répression justifiée par les Jeux olympiques

Alors que le Comité olympique international (CIO) décidait, le 13 juillet 2001, à une large majorité d’accorder l’organisation des Jeux olympiques d’été de 2008 à Pékin, la police chinoise recevait l’ordre d’intensifier les exécutions de délinquants et la répression contre les "internautes subversifs". Les membres du CIO, encouragés par leur président, Juan Antonio Samaranch, en faveur de la Chine, sont restés sourds aux appels répétés des adversaires de la candidature de la Chine.

Internautes, Tibétains, Falungong réprimés

image 150 x 105 (JPEG) Les autorités chinoises satisfaites de cette décision, ont renforcé "au nom des Jeux olympiques chinois" la répression contre les internautes, les Tibétains, les adeptes du mouvement spirituel Falungong, les universitaires étrangers, la minorité musulmane ouighour, les démocrates, les journalistes étrangers et les délinquants. Ainsi, le vice-Premier ministre de l’époque Li Lanqing a affirmé, quatre jours après le vote du CIO, que la "victoire olympique de la Chine" devait inciter le pays à préserver sa "vie saine" en luttant notamment contre la secte Falungong qui a "attisé l’insécurité". Rappelons qu’au moins cent adeptes sont morts en détention depuis l’interdiction du Falungong et qu’au moins dix mille autres sont détenus dans les prisons chinoises. Le 19 juillet, c’est au tour de Hu Jintao, le vice-président chinois de l’époque et actuel président, d’affirmer qu’après le "triomphe" de Pékin, il était "primordial de lutter sans équivoque contre les activités séparatistes orchestrées par le dalaï-lama et les forces antichinoises dans le monde".

Au moins trente cyberdissidents incarcérés

image 150 x 118 (JPEG) La même semaine, le président de l’époque Jiang Zemin défendait l’idée d’un Internet chinois "sain". Dans les faits, plus de trente cyberdissidents sont emprisonnés, plus de huit mille cafés Internet ont été fermés et une dizaine de sites et de forums de discussion ont été censurés au cours du mois de juillet 2001. A l’Ouest du pays, les autorités de la province du Xinjiang, où vit la minorité musulmane du pays, ont appliqué la peine de mort à des Ouighours accusés de "séparatisme". Au même moment, deux journalistes Allemands qui enquêtaient sur une affaire de sang contaminé dans la province du Henan, ont été interpellés par la police et accusés de "travailler illégalement". Enfin, la police et la justice ont reçu l’ordre de poursuivre la campagne "Frapper fort" contre la délinquance. Entre 3 000 et 4 000 Chinois ont déjà été exécutés, depuis le début de l’année, d’une balle dans la nuque ou d’une injection létale, en public, notamment dans des stades.

Rapport de force

image 150 x 124 (JPEG) L’idée que l’attribution des Jeux olympiques inciterait les autorités chinoises à améliorer la situation des droits de l’homme est battue en brèche par les faits. On peut s’attendre à sept années de répression, notamment envers les Tibétains et les Ouighours et contre ceux que le régime qualifie "d’éléments subversifs". Le CIO a, en effet, investi le régime chinois d’une tâche qu’il va exécuter avec zèle : faire des J. O. sécurisés. Ce qui équivaut à davantage d’arrestations de dissidents, davantage de nettoyage social et de censure contre les éléments "critiques", notamment les journalistes.

Malheureusement, les réactions des gouvernements démocratiques "nous espérons que les J.O. permettront d’améliorer la situation des droits de l’homme" n’ont aucun effet sur le régime chinois. Le passé nous a montré qu’un régime totalitaire est plus sensible au rapport de force qu’au "dialogue constructif". Le boycott apparaît alors comme la seule stratégie qui puisse contraindre les autorités chinoises à respecter les droits de l’homme avant 2008.

En 1936, le mouvement olympique s’est discrédité en permettant aux nazis de faire des Olympiades une parade à la gloire du IIIéme Reich. En 1980, à Moscou, le CIO a subi un échec cuisant avec le boycott de plus de soixante pays. Les Pays-Bas, l’Allemagne, les Etats-Unis, l’Egypte notamment, avaient refusé de cautionner le régime soviétique. En 2008, le mouvement sportif mondial doit refuser de cautionner l’une des dictatures les plus sanglantes.


Source rsf.org
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Libellés : démocratie, rsf

Contamination génétique par les cultures de maïs OGM : l’abeille, témoin gênant

La Confédération paysanne déplore vivement la décision négative du Tribunal de Grande Instance de Marmande (47) que Mme et Mr Coudoin, apiculteurs, avaient saisi en référé pour s’opposer à la contamination transgénique de leurs ruches.

En déboutant ces apiculteurs, les syndicats apicoles et les organisations paysannes dans leur assignation en référé contre les contaminations résultant des cultures de maïs OGM de Mr Ménara, et en leur réclamant de surcroît 5000 € de frais de justice, le tribunal de Marmande condamne les abeilles à disparaître.

Mr Ménara, transgéniculteur, aurait, selon la décision du juge, le droit de dire à Maurice Coudoin, apiculteur : « Enlève tes ruches de là que je m’y mette».

La France serait-elle un état d’exception en remettant en cause la liberté d’entreprendre des apiculteurs ?

En effet, le 4 mai , le tribunal allemand d’Augsbourg a condamné, dans des conditions similaires, un transgéniculteur à détruire sa culture de maïs OGM Mon 810 ou à la castrer avant la floraison, afin de permettre aux ruches situées à 1 km de ne pas être contaminées et au miel de rester indemne de toute trace de pollution génétique.

Dans le même temps, le gouvernement allemand prend un moratoire sur la commercialisation des semences de maïs OGM MON 810 parce qu’il est légitime de penser que ce maïs est dangereux pour la santé et l’environnement (1).

La Confédération paysanne se refuse à abandonner toute action et évalue avec se partenaires et ses avocats la possibilité de faire appel dans cette affaire.

(1) Lire le communiqué du 21 mai 2007
A lire aussi le communiqué du 5 avril, Référé de Marmande contre les semis de maïs transgénique 2007

Pour en savoir plus, « Quand la contamination OGM est confirmée. Etude d’une pollution génétique en Lot et Garonne Lot et Garonne (47) Grézet-Cavagnan (2006)«

Source : http://www.confederationpaysanne.fr/index.php?actualite_id=1108

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Libellés : abeilles, agriculture, bio, business, chimique, écologie, empoisonnement, environnement, ogm, pesticides, Roundup, santé, scandale, sterilité, toxiques

Action contre l'EPR en Finlande

Greenpeace dénonce les manquements aux normes de sécurité et répète que le nucléaire n'offre pas de réponse au réchauffement de la planète.

Olkiluoto, Finlande — Nouvelle action sur le site du réacteur nucléaire de troisième génération EPR en Finlande pour protester contre les manquements aux normes de sécurité.

Dans la nuit du dimanche 27 au lundi 28 mai, des activistes de Greenpeace ont bloqué l'accès au chantier de construction du réacteur EPR d'Olkiluoto. Six grimpeurs (deux Britanniques, trois Finlandais et un Français) ont pénétré sur le site. Ils ont pris possession de la plus haute grue s'élevant au cœur du chantier et s'y sont installés.

« 18 mois de retard, plus de 730 millions de dépassement budgétaire, 1 000 violations des règles de qualité et de sûreté... Depuis le lancement des travaux mi-2005, le chantier de l'EPR tourne au désastre, dénonce, depuis Olkiluoto, Martina Krüger, responsable de la campagne Energie de Greenpeace Nordic. Nous demandons à la compagnie d'électricité finlandaise TVO de rendre publique la liste du millier de non-conformités des spécifications de qualité et de sûreté détectées sur ce chantier. » TVO avait estimé la construction de ce réacteur de 1600 MW à 2,5 milliards d'euros sur quatre ans. Aujourd'hui, la facture dépasse déjà les 4 milliards d'euros.

Cette action de protestation contre les problèmes de sûreté et de sécurité rencontrés sur le chantier du premier réacteur pressurisé européen (EPR, de l'anglais « European Pressurized Reactor ») intervient alors qu'au niveau international, certains gouvernements tentent de promouvoir le nucléaire comme une réponse au réchauffement de la planète. « Attention à ne pas instrumentaliser la lutte contre les changements climatiques pour en faire un outil marketing destiné à promouvoir le nucléaire, avertit Frédéric Marillier, responsable de la campagne Energie de Greenpeace France. Le nucléaire n'offre aucune réponse au réchauffement planétaire. Au contraire, le nucléaire est une énergie dangereuse, risquée et non durable puisqu'elle utilise de l'uranium, dont les ressources sont limitées. Surtout, le nucléaire empêche de mettre en œuvre une politique d'efficacité énergétique et d'économies d'énergie, et étouffe toute tentative de développer massivement les renouvelables. »

Il y a un mois, des militants de Greenpeace avaient occupé durant deux jours le chantier de construction du second EPR, à Flamanville, en France. Après l'élection présidentielle, le Président Nicolas Sarkozy et son ministre de l'Ecologie, du Développement durable, de l'Energie et des Transports Alain Juppé ont réaffirmé leur volonté développer le nucléaire comme une réponse au réchauffement de la planète.

La semaine dernière, en Finlande, le gouvernement a commence à travailler sur une stratégie de lutte contre le réchauffement climatique de long terme. Le 23 mai, Tony Blair a présenté au Parlement britannique une refonte de la politique énergétique de la Grande-Bretagne sous la forme d'un Livre blanc qui préconise la construction de nouvelles centrales nucléaires. Il n'en a pas fallu plus au groupe énergétique français EDF pour annoncer son ambition de construire quatre à cinq centrales nucléaires de troisième génération EPR en Grande-Bretagne. « C'est une pure folie, reprend Frédéric Marillier. Les problèmes rencontrés sur le chantier finlandais mettent en évidence l'incapacité de TVO mais surtout du fournisseur Areva à mener un tel chantier. Il y a urgence à ce que la France et la Grande-Bretagne tirent les leçons de ce qui se passe en Finlande ! »
Publié par Unknown à 09:50 Aucun commentaire:
Libellés : action, changement climatique, edf, énergie, greenpeace, nucleaire, planete, rechauffement, scandale

Pas de risque sanitaire pour le WiFi ?

L'émission télévisée Panorama de la BBC pense avoir trouvé au moins un cas dans lequel un réseau WiFi pourrait avoir des effets sur la santé des enfants. La communauté scientifique conteste la méthode et sa conclusion.

Wifi logo

La présence de réseaux sans fil par liaison WiFi dans les écoles inquiètent de nombreux parents britanniques, peu enclins à laisser leurs enfants dans un environnement aux conséquences sanitaires mal connues. Plusieurs établissements ont ainsi préféré renoncer à leur réseau sans fil et repasser au filaire, au nom du principe de précaution.

Si le débat est vif concernant d'éventuels effets sur la santé, l'émission Panorama diffusée sur la BBC le 21 mai dernier montre le cas d'une école dans laquelle le niveau de radiations électromagnétiques produites par un ordinateur portable WiFi est annoncée comme trois fois supérieure à celui d'un mât-relais de téléphonie mobile.

Si les mesures restent 600 fois inférieures aux normes imposées par le gouvenement britannique, l'émission Panorama suggère, par la voix de divers intervenants, que les faibles niveaux de radiation produits par des appareils électroniques comme les téléphones portables et les dispositifs WiFi, peuvent avoir un effet néfaste sur la santé.


Une démonstration critiquée
La moitié des établissements scolaires anglais étant équipée de réseaux sans fil, certains scientifiques réclament des études pour valider l'innocuité d'une technologie introduite dans les écoles sans recherche préalable des effets sur les enfants, dont l'organisme en phase de croissance est plus perméable que celui des adultes.

Mais pour beaucoup d'autres scientifiques britanniques, la "preuve" d'un danger potentiel montrée dans l'émission Panorama est biaisée car les mesures de radiations n'ont pas été faites à la même distance pour l'ordinateur portable (1 mètre de distance) et pour le mât de téléphonie mobile (100 mètres de distance), ne tenant ainsi pas compte de la loi des carrés inverses propre aux rayonnements (le rayonnement ne décroit pas de façon linéaire mais selon l'inverse du carré de la distance).

A défaut de précisions quant à la méthodologie employée, ce biais ne permet de tirer aucune sorte de comparaison sur les émetteurs, et encore moins de conclusion. Pour l' Organisation Mondiale de la Santé, la position est qu'il n'y a pas d'effets néfastes pour de faibles niveaux d'exposition à long terme.

Les scientifiques estiment que les appareils WiFi sont encore moins potentiellement dangereux que les téléphones portables car ils émettent sur de plus courtes distances et à plus faible puissance. A titre de comparaison, une personne présente dans un hotspot WiFi pendant une année reçoit la même dose de rayonnement électromagnétique qu'une personne utilisant son mobile pendant 20 minutes.


28/05/2007 09:49 par Christian D. | 13 commentaire(s) 13 nouveau(x)


Source generation-nt.com
Publié par Unknown à 09:20 Aucun commentaire:
Libellés : electromagnetique, environnement, gsm, oms, santé, wi-fi

samedi 26 mai 2007

Moratoire sur le MON810 : un premier test de l'engagement écologiste du nouveau gouvernement

Paris, France — Le 25/05/07 - Suite à la cacophonie entre Christine Lagarde
et Alain Juppé à propos de la mise en œuvre d'un moratoire sur le maïs
transgénique MON810, Greenpeace attend une décision qui fera figure de
premier test de l'engagement écologiste du gouvernement.

La nouvelle ministre de l'Agriculture, a très vite réagi aux propos d'Alain
Juppé, qui ce matin, dans une interview publiée le 25 mai par Le Parisien,
soulevait légitimement les problèmes posés par le maïs MON810, citant même
l'exemple de l'Allemagne, qui a interdit il y a une dizaine de jours la
commercialisation des semences de cet OGM.

« Si on écoute madame Lagarde, il est urgent d'attendre en matière de
moratoire. Voilà des propos qui ressemblent à s'y méprendre à ceux tenus par
le lobby des semenciers et des maïsiculteurs pro-OGM, souligne Arnaud
Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France. Nous
attendons donc avec impatience l'issue du Conseil des ministres de mercredi,
lors duquel le super ministre d'Etat Alain Juppé et Christine Lagarde
devraient avoir l'occasion de se mettre d'accord. »

Autorisé à la culture en 1998, le MON810 est un maïs génétiquement modifié
pour produire une toxine insecticide appelée " Bt " et censée protéger la
plante de la pyrale du maïs. Et depuis dix ans, son innocuité suscite de
plus en plus de doutes.

Depuis 1998, en application du principe de précaution, l'Autriche interdit
le MON810. Après elle, ce sont la Grèce, l'Italie, la Suisse, la Hongrie et
la Pologne qui ont interdit à leur tour cet OGM. Il y a dix jours enfin, le
gouvernement allemand leur emboîtait le pas, réagissant notamment à la
publication d'une étude réalisée par Greenpeace et qui montre que la
quantité d'insecticide produite par chaque épi varie de 1 à 100 selon les
plantes*.

« Si la transposition de la directive 2001/18, qui doit réglementer les
conditions de mises en culture d'OGM en France, peut attendre le Grenelle de
l'environnement prévu pour octobre, le maïs MON810 qui a déjà été semé en
France, lui, n'attendra pas l'automne pour contaminer l'environnement,
souligne Arnaud Apoteker. Voilà pourquoi il y a urgence à mettre en place un
moratoire sur cet OGM. »

Devant cette cacophonie gouvernementale et le désaveu des propos d'Alain
Juppé par Christine Lagarde, Greenpeace attend une décision qui fera figure
de premier test de l'engagement écologiste du gouvernement. Va-t-il donner
la priorité au respect de l'environnement et au principe de précaution
inscrit dans la Constitution ou bien céder au lobby des gros producteurs
agricoles et des multinationales de l'agrochimie ?

* Résumé de cette étude disponible sur
www.greenpeace.org/raw/content/france/detectivesOGM/liens-documents/kit-ogm/etudes-sur-les-effets-du-mon81.pdf

Publié par Unknown à 16:59 Aucun commentaire:
Libellés : agriculture, chimique, greenpeace, Juppé, monsantos, ogm, pesticides, politique, Roundup, santé, sterilité, toxiques

vendredi 25 mai 2007

Marmande: l'apiculteur qui voulait faire interdire le maïs OGM a été débouté

Le tribunal de grande instance de Marmande a débouté jeudi un apiculteur lot-et-garonnais qui avait demandé en référé l'interdiction pour un agriculteur d'ensemencer ses champs en maïs OGM.

L'apiculteur et les associations qui s'étaient portées parties civiles à ses côtés, dont le Syndicat national de l'apiculture, l'association Bio d'Aquitaine, la Fédération nationale des associations de l'agriculture biologique, ont été condamnées à payer solidairement 5.000 euros de frais de justice au producteur de maïs OGM.

"Le tribunal a estimé que nous avions amené volontairement nos ruches à proximité des champs de maïs OGM pour démontrer la contamination, alors que nous pouvions les mettre ailleurs. Autrement dit, on n'a pas le droit de montrer qu'il y a un problème", a déploré Maurice Coudoin à l'Associated Press.

En juillet 2006, sous contrôle d'huissier, M. Coudoin avait installé trois lots de ruches tests à 400 mètres, 1.200 mètres et 1.500 mètres des cultures OGM de Claude Ménara, à Grezet-Cavagnan (Lot-et-Garonne). Des échantillons avaient ensuite été analysés par le laboratoire Atlangène de Saint-Herblain, près de Nantes. Ils ont révélé la présence de 34% de pollen OGM à 400 mètres, 39% à 1.200 mètres et sous forme de traces à 1.500 mètres.

Claude Ménara est connu pour avoir été le premier producteur de maïs OGM à présenter ses parcelles de cultures transgéniques aux médias. Ses champs ont été partiellement fauchés par Greenpeace, puis photographiés par Yann Arthus-Bertrand à l'été 2006. Ils avaient ensuite été la cible des faucheurs volontaires.

Maurice Coudoin indique que les différents plaignants feront vraisemblablement appel de cette décision, en apportant comme élément nouveau au débat un jugement rendu début mai par le tribunal d'Augsburg en Bavière. Celui-ci a donné raison à un apiculteur, considérant que "les apiculteurs comme les producteurs de maïs doux ont le droit d'exiger d'avoir une récolte exempte de la moindre trace de pollen de maïs OGM".

Par ailleurs, Maurice Coudoin entend poursuivre ses expérimentations à l'été 2007 sur deux sites supplémentaires dans les Pyrénées-Atlantiques et en Tarn-et-Garonne, avec le soutien financier de la Fondation Terre Humaine. Il compte également soumettre ce dossier au gouvernement. "Nous avons en point de mire le Grenelle de l'environnement où nous avons espoir de pouvoir présenter des éléments concrets par le biais d'une association participante", a-t-il affirmé à AP.


AP | 24.05.2007 | 16:24
Publié par Unknown à 15:42 Aucun commentaire:
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